Rage N’ Redemption II – De Skyrim à Fallout, peut-on sauver Bethesda ?

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On n’y croyait plus. Après le fiasco cataclysmique qu’a représenté Fallout 76 pour Bethesda en 2018, le dernier jeu édité par le studio à l’origine de Skyrim est enfin sorti ce 14 mai 2019, et avec lui le verdict tombe. Et pour le moins que l’on puisse dire c’est que cette suite à Rage (2010) divise la critique. Réussissant à agréger un score de 72 sur Metacritic et la mention « mixed or average reviews » comprenez par là des avis disparates ou bien plutôt moyens, il n’en demeure pas moins que c’est un soulagement et une petite victoire pour l’éditeur, et son studio de développement dirigé par Todd Howard. Bethesda avait perdu la confiance de ses joueurs et il était grand temps que la compagnie fasse son come back ! Dans ce dossier nous ferons un retour en arrière pour savoir comment l’un des studios les plus aimés de l’industrie du jeu vidéo est devenu en l’espace d’un an l’un des plus détestés qui soit et la victime de nombreuses critiques parfois à la limite de l’irrationnel. Le moment est-il venu pour Bethesda de tirer sa révérence ? Bethesda en 2019, renaissance de l’entreprise ou bien monument du passé ?

Skyrim, plus qu’un jeu, un objet culturel

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« Le fil conducteur de la série des Elder Scrolls étaient de permettre aux gens de vivre une autre vie, dans un autre monde » – Todd Howard , “The RPG for the next generation

On pourrait se dire que le flop à la suite du lancement de Fallout 76, n’est qu’un revers pour le studio et l’éditeur et que cela arrive même aux meilleurs. Ce n’est pourtant pas si simple. En effet la raison pour laquelle le dernier Fallout est aujourd’hui si détesté par les joueurs est que à la réputation historique du studio américain, qui nous avait habitué à des titres bien supérieur en qualité. On en espérait beaucoup, peut-être trop. Ce contexte en tête, l’ampleur du backlash sur Fallout 76 n’a d’égal que l’amour que portent les fans pour les précédents jeux de la série des Fallout. Pourtant ce n’est pas Fallout qui a fait de Bethesda ce qu’il est aujourd’hui. C’est en 2011 lorsque sort The Elder Scrolls V : Skyrim que Bethesda acquiert définitivement ses lettres de noblesse et sa réputation auprès des gamers. Skyrim, c’est un cataclysme qui s’abat sur le monde du jeu vidéo et laissera son empreinte dans l’histoire de ce médium.
La raison ? Le jeu reste aux yeux de nombreux joueurs l’un des meilleurs titres de jeux vidéos toutes plateformes confondues.

  • Supporté par un scénario épique et haletant
  • Une personnalisation de personnage comme rarement vue auparavant
  • Un monde immense à parcourir
  • Des combats qui réellement vous font vous sentir comme le héros de la prophétie destiné à sauver le monde.

Un fardeau lourd à porter

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Les références à Skyrim sur internet sont légion.

Oui mais voilà, grâce à toutes les qualités citées ci-dessus, l’héritage du jeu Skyrim a désormais largement dépassé son succès commercial initial. Devenant par là même plus qu’un jeu vidéo, il devient un objet culturel. Il est facile de vérifier à quel point ce jeu a marqué les esprits. En effet malgré l’ancienneté du titre qui fête cette année ses 8 ans d’existence, il reste encore l’un des opus de la franchise, les plus joués sur Steam, se plaçant en 29é place des jeux les plus actifs de la plateforme en terme de nombres de joueurs en mai 2019. D’autres titres plus récents ne sont pas aussi chanceux, Anthem développé par Bioware et édité par Electronic Arts sorti il y a quelques mois, se vide inexorablement de sa communauté. Les fans de Skyrim se sont approprié le jeu totalement au fil du temps. Ceux-ci se démènent sans cesse pour améliorer et personnaliser toujours plus le jeu initial qui n’a plus grand chose à voir avec l’expérience proposée à l’origine par les développeurs.

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Le jeu a eu droit à de nombreuses améliorations par les fans depuis 2011.

Que ce soit dans ses fonctionnalités de bases ou bien les améliorations graphiques on compte au moment où j’écris ces lignes plus de 98165 Mods disponibles pour la version PC du jeu ! Le succès que représente Skyrim pour l’entreprise Bethesda est tout à la fois une poule aux œufs d’or et une malédiction. Ayant réussi le tour de force de fidéliser un nombre incroyable de joueurs autour de leur jeu à une époque où le secteur du jeu vidéo devenait de plus en plus compétitif.

L’équipe de Todd Howard à la suite du succès de prestige de leur jeu est désormais attendue au tournant par les joueurs à chaque nouvelle annonce qu’elle pourrait faire. Les fans de la franchise s’attendaient à retrouver à partir de ce moment, dans les futurs projets de Bethesda, la même expérience qu’ils ont pu vivre à l’époque de Skyrim. Une pression projetée par l’ombre de ce chef-d’oeuvre du Studio, à laquelle l’entreprise n’arrivera jamais totalement à échapper et qui la hantera pour toutes les années à venir…

Les retombés de Fallout

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Leonard Boyarski directeur artistique original de Fallout

« C’est comme si notre enfant avait été vendu au plus offrant, et nous ne pouvions qu’être là et regarder. Puisque je n’ai aucune idée de leurs plans [Bethesda], je n’ai pas la possibilité de dire si je pense qu’ils vont dans la bonne direction ou pas. »
Leonard Boyarsky directeur artistique original de Fallout pour The Escapist.

fermeture de Interplay
La chute d’un studio adulé.

 

L’histoire derrière la licence des Fallout est celle d’un succès, du travail acharné de développeurs passionnés mais aussi une douloureuse séparation. Lors du développement initial du premier opus de la série par la société Interplay Entertainments, l’entreprise met du cœur à l’ouvrage pour accoucher du fils spirituel de leur précédent jeu sorti 10 ans plus tôt, Wasteland. La suite des événements, beaucoup de monde la connaît. Interplay jouit du succès de son jeu, qui met en scène le joueur dans un monde post-apocalyptique déjanté. Mais malheureusement tout n’est jamais si simple dans l’industrie vidéo-ludique, et à l’époque de la sortie du premier Fallout, Interplay Entertainments rencontra de nombreuses difficultés financières. Le succès critique de Fallout 2 n’arrivera qu’à retarder l’inévitable, la faillite du studio, la vente de ses franchises et le licenciement de ses employés, y compris Fallout donc. Voilà donc le récit d’une compagnie qui rencontra la gloire sur son chemin, et qui s’écrasera depuis les cieux avant de pouvoir atteindre le Soleil.

L’Histoire aurait pu s’arrêter là, mais le destin peut jouer de drôles de tours et ici il portait le nom de Bethesda. Au moment où Bethesda a obtenu en 2004, les droits sur le jeu pour une somme de 1 175 000 $, il avait pour projet grâce à cette nouvelle acquisition de renouveler son catalogue de jeu qui jusque là ne se démarquait que par la sortie de nouveaux épisodes de la saga de The Elder Scrolls.

On peut sans doute analyser l’investissement fait par Bethesda à l’époque, d’une série comme Fallout, comme une manière de rajouter une deuxième corde à son arc. Ainsi, l’éditeur et le studio sécurisaient une position de mastodonte dans l’industrie sans prendre trop de risques. Ils acquirent les droits sur un jeu possédant déjà une solide communauté de fans loyaux à la série. Malgré le fait que cette nouveauté fut un vent de fraîcheur bienvenu pour l’éditeur américain cela ne s’est pas fait sans conséquence.  La principale d’entre elle étant, que ce passage de relais a coûté au jeu une partie de son identité, disparu avec Interplay. Fallout 3 sort en 2008, et Bethesda a pris le parti de n’utiliser aucun des travaux déjà entamés par Interplay. C’est un choix discutable, mais Bethesda a pris le risque de faire son propre Fallout depuis zéro.

Quelque chose de différent

obsidian_logoDésormais laissé aux bons soins de son nouveau papa, Fallout prend une toute nouvelle direction pour l’avenir de la franchise. Malgré un accueil de la part de la presse et des joueurs qui reste plus que favorable, on s’aperçoit aussi que le jeu reçoit de moins bonnes notes que son prédécesseur Fallout 2 sur la plateforme de notation Metacritic. Les fans de Fallout, même s’ils ont apprécié ce nouveau chapitre de la désormais trilogie, se sont rendu compte que le jeu avait changé. Fallout n’était pas mort… L’Enfant né de l’imagination d’Interplay avait survécu à la déchéance de ses créateurs. Parallèlement, les équipes de Todd Howard entamaient un âge d’or pour leur studio basé dans le Maryland. C’est lors du développement de sa future pièce-maîtresse Skyrim, que Bethesda fit appel à un studio de développement tiers pour concrétiser le succès de leur licence toute fraîchement acquise. Prévoyant un spin-off qui on l’espérera rencontrera le succès, et transformera l’essai de Fallout 3. Il fut décidé que la tâche en incombera cette fois-ci à Obsidian Entertainment, fondé peu de temps après la fermeture de Interplay par certains de ses anciens membres, les parents de Fallout.

C’était une chance inouïe qu’avaient les développeurs originaux du jeu de proposer au public le Fallout 3 qu’ils n’ont jamais pu créer auparavant. Le résultat fut plus que concluant pour le studio qui prenait sa revanche face au sort, avec Fallout : New Vegas. La page se tourne enfin pour les vétérans d’Interplay. Pour Bethesda, c’était encore une fois un bon retour sur investissement qui fut célébré, et les joueurs quant à eux étaient comblés de joie avec un bon divertissement. Toutefois, une ombre pointait au tableau, un signe avant-coureur de la catastrophe à venir, mais il était encore bien trop tôt pour s’en rendre compte…

La lente descente aux enfers

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Un des nombreux bugs à la sortie du jeu.

En 2018, la suite tant attendue de Fallout 4 (2015) sort finalement. Vint alors le déluge. Fallout 76 c’est :

  • Une multitude de bugs rendant le jeu injouable
  • Des décisions de développeurs qui sanctionnent ses joueurs avec des prises de positions que les gamers considèrent injustes.
  • Un jeu multijoueur vide de PNJ car s’appuie exclusivement sur les joueurs pour le faire vivre. Oui mais voilà, les multiples problèmes rencontrés font fuir les acheteurs, et le jeu perd vite tout intérêt.
  • Le recours par le studio à des micro-transactions honnies par les joueurs ajoute à l’impopularité du jeu.

Le jeu se vend 82 % de moins que son prédécesseur Fallout 4 lors des premières semaines de son exploitation. Bethesda perd à la suite des événements de 2018 la chose la plus précieuse qui soit dans l’industrie du jeu vidéo : La confiance de ses joueurs. Mais aurait-il pu échapper à ce désastre ? Premièrement on remarque une énorme disparité entre les notes accordées par les joueurs aux jeux Fallout au fur et à mesure du temps, ce qui diverge de la presse où les notes restent relativement homogènes.

On pourrait s’interroger sur la raison pour laquelle la vision que les journalistes ont de ces jeux diverge autant de celle des joueurs, néanmoins ce n’est pas le sujet ici. L’argument qui clamerait que les notes inférieures accordées par les joueurs viendraient d’un simple réflexe régressif est non avenu. En effet, la deuxième et dernière chose que l’ont note dans le tableau ci-dessous c’est qu’il existe un lien de corrélation entre le studio qui développe le jeu et l’accueil que font les joueurs aux nouveaux épisodes de la saga. Peut-être la compagnie auréolée de succès avait devant elle tous les signes avant-coureurs de la catastrophe et qu’elle n’y a pas prêté suffisamment attention.

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Il y a un fossé entre l’appréciation des joueurs et la presse.

Une autre alternative à Bethesda

The Witcher Série
A song of Cash and Traders. (La popularité du Jeu de CD Projekt a permis une adaptation Netflix)

Les organes de presse avaient par le passé accordé des notes élogieuses aux derniers-nés du studio et peut être que cela suffisait-il à Todd Howard et son équipe pour se sentir satisfaits. Toutefois la presse n’est pas le principal consommateur de jeux vidéo, elle n’en est qu’un infime échantillon. Au-delà des testeurs de jeux vidéos, il existe une communauté qui se forme autour d’un jeu, un collectif de fans qui avait commencé à gronder bien avant Fallout 76 et qui n’attendait qu’une seule chose : être écoutée. Et j’entends par là qu’être un important éditeur de l’industrie n’est pas incompatible avec des démarches commerciales et des pratiques de développement de jeu customer-friendly. CD Projekt est une compagnie qui entretient une relation autrement plus positive avec sa communauté de fans  tout en partageant de nombreux points communs avec Bethesda

  • CD Projekt a construit son succès sur l’exploitation des jeux The Witcher. Bethesda a construit son succès grâce à The Elder Scrolls.
  • Le studio polonais est à la fois développeur mais aussi l’éditeur de ses propres jeux.
  • Les studios de CD Projekt Red et Bethesda Game Studios consacre un temps extrêmement long au développement de chacun de leurs jeux. Le prochain jeu de CD Projekt Red est devenu fameux pour son mot d’ordre “Coming when it’s ready
  • CD Projekt Red est un studio de développement coté en bourse à une hauteur de 2 milliards d’euros, tandis que Bethesda appartient à la firme ZeniMax Média, un géant du multimédia gigantesque grâce aux nombreux studios de développement qu’il rachète.

La différence entre les deux entreprises au-delà des points communs qu’elles partagent, tient à la façon dont CD Projekt a de traiter les joueurs qui attendent ses jeux. La grande transparence de leur pratique commerciale, les contenus en jeu offerts aux joueurs, ont permis au studio basé à Varsovie, de se bâtir une réputation de Good guy du milieu vidéo-ludique, et en terme de pérennité et de la sécurisation des capitaux investis, dans chaque nouveaux projets, cela paye sur le le long terme pour le studio.

Bethesda, malgré les millions de dollars de bénéfices que Fallout lui rapporta, n’a jamais réellement su s’approprier l’ADN de la série. En voulant se détacher entièrement de l’héritage de Interplay Entertainments, Bethesda a manqué sa chance de s’approprier ce qui fit le succès des deux premiers jeux et de New Vegas pour ensuite pouvoir l’améliorer. Bethesda a-t-il oublié comment faire un bon jeu ? À la suite du fiasco de Fallout 76, le développeur Obsidian, annonce durant la cérémonie des Game Awards 2018 un nouveau jeu fortement inspiré de l’atmosphère des précédents jeux Fallout. La réaction des fans ne se fait pas attendre.

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Le retour en grande pompe des créateurs de Fallout suscite l’enthousiasme des joueurs.

Le seigneur des studios : La communauté de Bethesda

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Bethesda ne manque pas de personnages charismatiques

C’est vrai, Bethesda a sans doute connu en 2018 la pire année de son existence en termes de campagne marketing et résultats boursiers. Toutefois, serait-il justifié d’enterrer le studio pour l’affaire Fallout 76 ? On a tendance à l’oublier, mais Bethesda est composé à la fois d’un studio de développement et d’une maison d’édition. Sans pour autant oublier l’importance de ses licences phares, Bethesda est une entreprise qui soutient au jour le jour et cela depuis presque une décennie déjà, divers projets de studios souvent méconnus. Néanmoins, méconnu rime-t-il avec oubliable ? Pas si sûr.

Le rôle d’un éditeur dans le processus de création d’un jeu vidéo consiste à accompagner le développeur d’un jeu dans sa démarche de création. Pour ce faire, il pose un regard critique sur le travail accompli par le studio tout au long du processus de création et par-dessus tout, fait la promotion du jeu à venir grâce à des campagnes de publicités qui mettent en valeur le futur produit. Le but est de faire connaître l’existence du jeu auprès du public !

C’est pour cela, selon Nigel Lowrie travaillant chez Devolver Digital, que beaucoup d’éditeurs de jeux se spécialisent dans la publication d’un seul genre de jeux vidéos, selon l’image que l’entreprise d’édition veut se donner auprès des consommateurs. Lorsque l’on analyse tous les studios que Bethesda Softworks a pris sous son aile depuis sa création, On ne peut que constater une grande variété de profil d’entreprises. Cela peut aller de grand studio reconnu comme Id Software connu pour avoir crée Doom, mais aussi des studios au départ plus modestes, tel Arkane Studios, qui s’est fait connaître par le biais de leur partenariat avec Bethesda.

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Les 4 fantastiques de Bethesda. (Studios ayant rapporté le plus en termes de chiffre d’affaire à la compagnie)

Il est nécessaire d’admettre qu’à ce jour Bethesda reste l’un des découvreurs de talents les plus prolifiques de l’industrie dans son ensemble. Dans sa démarche d’éditeur, la compagnie américaine ne discrimine aucun genre de jeux et donne leur chance à des jeux et des créateurs, qui sans eux n’auraient peut-être pas rencontrer autant de succès qu’ils ont pu en recevoir.

On comptera en guise d’exemples certains titres de jeux développés sous la houlette de Bethesda tels que Dishonored, Doom (2016) ou bien encore Wolfenstein et The Evil Within. Tous ont pour point commun d’avoir à leur sortie rencontré un franc succès commercial en se plaçant dans le haut du classement des jeux les mieux vendus à leur sortie. Pour certains tel que Dishonored, cela va encore plus loin car le titre a réussi à redéfinir les codes d’un genre, et fit connaître le studio français Arkane à l’international, comme un développeur des plus prometteur et talentueux de la profession. Aujourd’hui avec la sortie de Rage 2, c’est une nouvelle page de l’histoire de  Bethesda qui se tourne. Il est vrai que le jeu comporte des qualités et que celui-ci contribue grandement à apaiser l’ire des joueurs après l’épisode Fallout 76. Néanmoins, le jeu d’Avalanche studio auquel Bethesda a décidé de rattacher son nom, n’est pas exempt de défauts. Bien au contraire, et cela la presse écrite autant que les joueurs n’ont pas manqué de le faire savoir.

L’avenir seul nous dira si Bethesda aura réussi à tirer les leçons qui s’imposent de l’accident Fallout 76 pour ne plus reproduire les mêmes erreurs. Ajoutons à cela l’annonce du prochain Wolfenstein Youngblood qui sera développé par Arkane Studios, sous le mécénat de Bethesda. L’entreprise américaine semble en bonne voie pour renouer avec sa popularité passée. Une chose est sûre, cette dernière année aura été des plus mouvementée pour l’entreprise. La session 2019 de l’E3 approchant à grand pas, on sait que tout comme l’année dernière, Bethesda tiendra une conférence dédiée au salon de Los Angeles.

Et vous qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à faire part de vos impressions sur l’article ou sur Bethesda dans les commentaires ainsi qu’à nous suivre et nous partager sur les réseaux sociaux, Merci à tous !

Restez connectés pour les prochaines nouvelles sur Bethesda, et pour une édition de l’E3 2019 qui promet d’être des plus intéressantes…

En attendant, je vous dis à la semaine prochaine sur GeekNPlay pour un nouveau dossier sur l’actualité du Jeu vidéo. Bon vent à tous et surtout bon jeu !

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