Découvrez le quotidien de Victor Dermo dans ce furyo made in France édité par Vega et qui sera, à partir de juin, dans les librairies.
Le furyo est un genre populaire au Japon où, souvent, on suit le quotidien d’adolescents rebelles ou délinquants avec certaines valeurs de loyauté qu’ils sont prêts à défendre à coups de poings, tels que dans des mangas comme Crows, Worst, Wind Breaker ou bien Racailles Blues.
Victor Dermo, issu de Caen, a décidé d’utiliser ce genre-là pour raconter son histoire dans son manga intitulé Diamond Little Boy. Ici, on raconte la descente aux enfers de Victor Dermo, un adolescent des quartiers happé par la spirale du crime, avant que sa passion pour le manga ne le ramène à la surface.
Semi-autobiographique
Un peu comme sa vie, cela a pris plusieurs années avant que Diamond Little Boy soit dans les librairies. En effet, dans un premier temps, Victor autoproduit Diamond Little Boy qu’il prépublie en 2016 sur Internet. Ce dernier va rencontrer un succès en étant partagé par de nombreux rappeurs, passant de Booba, MHD et surtout un certain Orelsan, lui aussi originaire de Caen. En 2018, il autoédite la version papier du premier volume. L’année suivante, direction Tokyo. Pari fou : être publié au Japon. Quelques mois plus tard, Diamond Little Boy est diffusé sur la plateforme japonaise Bookwalker, leader du manga numérique. Une première pour un mangaka français, indépendant et autodidacte.
Ensuite, en 2021, son manga va connaître un tournant. À l’époque, le label Wagram, qui produit Orelsan, entre en contact avec les éditions Dupuis. L’idée ? Créer des livres avec des artistes issus de la scène rap caennaise. Mais dans l’ombre du projet, le directeur éditorial repère Diamond Little Boy dans sa première version autopubliée. Le dessin est encore brut, mais le potentiel est évident. Il propose à Victor Dermo de reprendre le manga depuis zéro… avec un dessinateur professionnel, pourquoi pas japonais ?
Le projet prend un tournant décisif en 2022 : Skread et Ablaye producteurs d’Orelsan deviennent parrains du manga, et Diamond Little Boy est officiellement signé chez Vega-Dupuis.

Collaboration franco-japonaise
Victor n’a pas l’intention de déléguer le dessin. Il veut devenir mangaka à part entière. Son tanto, éditeur personnel basé à Tokyo, décide alors de le pousser comme au Japon : rythme de travail serré, rigueur absolue et collaboration avec un studio d’assistants japonais de premier plan. C’est ainsi que naît la collaboration avec le légendaire studio Atsu, dirigé par Atsuhiro Saitō, vétéran ayant œuvré sur Naruto, Death Note, Bleach, Hunter x Hunter. Pour la première fois de son histoire, le studio accepte de travailler avec un auteur étranger. La machine est lancée.
Aujourd’hui, fort de cette expérience acquise, Victor est fin prêt à publier le premier tome de son manga semi-autobiographique. Passionné de musique, cette passion est aussi présente dans le manga, renforçant le côté autobiographique de l’œuvre. Cela se manifeste par le fait que chaque chapitre correspond à un morceau, une référence à un groupe, un film ou une chanson, tels que :
Jusqu’ici tout va bien (Temps mort – Booba)
Et si… ? (Black Mama – Lady Laistee)
Diamond Little Boy (Hommage à son oncle qui lui a offert sa première guitare)
Lettre à Élise (Beethoven)
Peu de gens le savent (Opéra Puccino – Oxmo Puccino)
Cash Converter (Curriculum Vital – Salif)
Immortelles (La Fouine)
Le manga Diamond Little Boy sera donc disponible en librairie le 20 juin 2025.
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