Il y a des jeux qui mettent une claque dès leur première bande-annonce… et Crimson Desert fait clairement partie de cette catégorie. Nouveau projet ambitieux du studio Pearl Abyss, déjà à l’origine de Black Desert, ce titre voit les choses en grand. Très grand même. Monde ouvert massif, mécaniques variées, promesses de gameplay renouvelé… tout semble réuni pour marquer les esprits. Avant même sa sortie, le jeu faisait déjà énormément parler de lui, notamment par son accès limité, et cela également pour les médias le jour J. Une expérience particulière, qui donne immédiatement le ton, ici, on entre dans un projet hors norme. Soyons honnêtes avec vous , ce test est avant tout une première approche. Crimson Desert est un jeu dense, exigeant, parfois même intimidant. Il suffit de jeter un œil aux retours des joueurs pour comprendre l’ampleur du projet ! Après plusieurs dizaines d’heures, certains n’ont toujours pas terminé la première zone. Malgré tout, nous avons déjà énormément de choses à vous partager après nos sessions sur PlayStation 5. Alors, êtes-vous prêt à plonger dans le vaste monde de Pywel ? De notre côté, il est temps de sauter des abysses …
Un départ brutal dans un monde impitoyable
Dans un premier temps, parlons du scénario et de la mise en scène proposés dans Crimson Desert. Dès les premières minutes, le ton est donné ! Notre protagoniste semble plongé dans une situation de perdition totale. Alors qu’il partage un moment de calme avec ses compagnons, tout bascule brutalement avec l’arrivée de mystérieux hommes-ours, bien décidés à semer le chaos. C’est dans ce contexte que vous découvrirez vos premiers affrontements, arme en main. Vous incarnez Kliff, membre du clan des Crinières Grises. Très rapidement, la situation dégénère, et votre groupe se retrouve dépassé par une menace bien trop puissante. Kliff perd alors l’ensemble de ses compagnons dans une bataille aussi violente qu’impuissante … Avant de reprendre difficilement ses esprits. C’est ici que votre aventure commence réellement, au cœur du vaste monde de Pywel. Les premières minutes, voire les premières heures, risquent d’être particulièrement éprouvantes pour de nombreux joueurs. Le jeu se montre exigeant dès le départ, avec une sensation constante de devoir se débrouiller seul. Fini les marqueurs omniprésents ou les indications précises, ici, il faut observer, comprendre et expérimenter.
Une approche qui tranche clairement avec les standards actuels, et qui pourra en déstabiliser plus d’un. Au fil de votre progression, vous découvrirez de nombreux clans, chacun avec ses spécificités, ses enjeux et ses territoires. Certaines zones marquent particulièrement, parfois pour le meilleur… parfois pour le pire. Mention spéciale à la forêt, aussi fascinante que déroutante, qui risque de vous faire tourner en rond plus d’une fois. Les combats, eux aussi, demandent un temps d’adaptation. Très rapidement, vous comprendrez que tout ce qui vous entoure a son importance. La préparation de vos repas, par exemple, devient essentielle pour récupérer de la vie, de l’énergie ou bénéficier de bonus. L’équipement joue également un rôle crucial, notamment face à des boss redoutables qui ont déjà fait souffrir de nombreux joueurs… Oui, on pense notamment au fameux Diable des Roseaux. Côté mise en scène, Crimson Desert propose de nombreuses cinématiques qui viennent rythmer l’aventure.
Si certaines sont réussies et participent à l’immersion, d’autres restent plus classiques, avec parfois quelques soucis techniques, notamment des ralentissements observés sur PlayStation 5 lors de nos sessions. Il faut également souligner que les premières heures de jeu n’ont pas été de tout repos sur le plan technique, avec quelques freezes et fermetures du jeu, notamment lors de l’ouverture de la carte… il faut dire que celle-ci est gigantesque. Enfin, l’histoire peut sembler difficile à suivre dans un premier temps. Mais accrochez-vous. Une fois passé ce cap, le jeu révèle tout son potentiel, aussi bien dans sa narration que dans son contenu. Entre les quêtes liées aux différents clans, le codex très complet à remplir (faune, régions, ennemis…) et des énigmes parfois bien corsées, Crimson Desert propose une aventure dense, exigeante… mais terriblement captivante.
Un système riche, exigeant et parfois déroutant
Il est désormais temps de parler du gameplay proposé par Pearl Abyss dans Crimson Desert. Et autant le dire tout de suite, le système de combat n’est pas forcément simple à appréhender. Il demande du temps, de la patience, et surtout une bonne compréhension de certaines mécaniques, comme la gestion de l’énergie, essentielle pour enchaîner efficacement vos actions. Dans les premières heures, certaines phases de combat peuvent paraître brouillonnes, notamment lorsque plusieurs ennemis vous attaquent en même temps. Il faudra alors garder son sang-froid, apprendre à gérer les priorités et surtout bien utiliser votre équipement. Côté arsenal, le jeu propose une belle variété d’armes : épée, lance, arc… chacun pourra adapter son style de jeu selon ses préférences.
Le bouclier, lui, sera votre meilleur allié pour encaisser les coups et survivre face aux ennemis les plus agressifs. Au fil de votre aventure, vous découvrirez de nombreux équipements, que ce soit des armes, des boucliers ou encore des armures, chacun avec ses propres statistiques : attaque, défense ou bonus spécifiques. L’un des points forts du gameplay réside dans son système de progression. Vous pourrez améliorer vos équipements grâce à différentes ressources, notamment des matériaux à récupérer directement dans le monde de Pywel. Pour cela, votre pioche deviendra rapidement indispensable afin de miner du cuivre, du fer et bien d’autres ressources utiles. Mais Crimson Desert ne s’arrête pas là. Les premières quêtes vous feront rapidement comprendre l’importance de la récolte et de la préparation.
Cuisiner devient essentiel pour survivre ! Récupérer de la vie, de l’énergie ou bénéficier de bonus peut faire toute la différence lors des affrontements. Pour cela, il faudra mettre la main sur différentes recettes disséminées un peu partout dans le monde. Le jeu propose également une grande liberté d’interaction. Vous pouvez discuter avec une grande majorité des PNJ, récupérer des informations, lancer des quêtes ou encore enrichir votre codex. Les marchands sont eux aussi très présents, proposant nourriture, ressources ou équipements variés. Il est même possible de fabriquer vos propres objets via des forgerons. Ce système global crée une sensation de progression constante.
Entre la récolte de ressources, l’amélioration d’équipements et les nombreuses possibilités offertes, le jeu pousse naturellement à l’exploration et à l’expérimentation. Vous pourrez même couper du bois en abattant des arbres, utile pour certaines améliorations, notamment liées à votre clan. Pour être totalement honnête avec vous, après une trentaine d’heures de jeu, nous avons encore la sensation de n’avoir exploré qu’une partie des possibilités offertes par le gameplay. Crimson Desert est vaste, dense, et regorge de mécaniques qui ne demandent qu’à être découvertes. Nous allons désormais poursuivre ce test en nous attardant sur un autre pilier du jeu, le monde ouvert de Pywel et son exploration…
Un terrain de jeu gigantesque et vivant
Le monde ouvert de Crimson Desert, à travers la région de Pywel, est peut-être, et cela n’engage que nous, ce qui se fait de mieux actuellement dans le jeu vidéo. Une chose est sûre, Pearl Abyss n’a clairement pas à rougir de sa proposition. La carte est immense, et dès les premières heures, vous êtes libre d’aller où bon vous semble, d’affronter qui vous voulez… ou presque. Cette liberté totale peut parfois donner une sensation de tourner en rond, surtout lorsque l’on peine à comprendre les mécaniques du jeu. Mais une fois ce cap passé, et avec un équipement plus solide, l’exploration devient rapidement bien plus gratifiante. Pywel regorge de zones variées, chacune avec ses particularités. De nombreux clans occupent certaines régions et proposent leurs propres quêtes, renforçant l’immersion et la cohérence de l’univers. Les missions sont disséminées un peu partout, vous incitant constamment à sortir des sentiers battus.
Pour faciliter vos déplacements, vous pourrez débloquer des plateformes de voyage rapide. Très utiles, elles permettent de réduire les nombreux allers-retours imposés par certaines quêtes. Car oui, sur la durée, enchaîner plusieurs missions dans une même zone peut parfois devenir répétitif, malgré l’intérêt global de l’exploration. Heureusement, le jeu encourage constamment à observer et récolter ce qui vous entoure. Fleurs offrant des bonus temporaires, animaux à chasser, ressources à récupérer… chaque détour peut être utile. Et parfois dangereux. Oups… un ours !
Ces points de voyage rapide ne sont pas toujours faciles à repérer. Mais grâce à votre pouvoir lié à l’épée, il est possible de les détecter en les mettant en surbrillance (via L1 + R1 sur PlayStation 5), une mécanique bien pensée qui renforce encore l’aspect exploration. Côté déplacements, plusieurs options s’offrent à vous. Vous pourrez planer, même si cette capacité reste limitée au départ, à la manière d’un The Legend of Zelda : Breath of the Wild. Il faudra améliorer votre endurance via l’arbre de compétences pour en profiter pleinement. Votre cheval sera également un allié précieux pour parcourir les vastes étendues du jeu.
Le monde de Pywel se distingue aussi par la diversité de ses environnements. Zones enneigées, régions à la chaleur étouffante… chaque biome apporte ses contraintes. Certaines nécessitent même un équipement spécifique pour survivre, renforçant encore l’immersion. L’exploration est également rythmée par de nombreuses énigmes, parfois très exigeantes. Certaines vont clairement vous donner du fil à retordre. À cela s’ajoutent les artefacts, à récupérer via divers défis (traverser une corde, éliminer des ennemis…), permettant d’améliorer votre arbre de compétences, divisé entre endurance, santé et pouvoirs liés à la nature.
Mais Crimson Desert ne s’arrête pas à Pywel. Au-dessus de vous se trouvent les Abysses, un monde mystérieux et essentiel à votre progression. Ces zones proposent elles aussi leur lot d’énigmes et de défis, ajoutant une dimension supplémentaire à l’exploration. Enfin, les quêtes proposées sont globalement variées, même si une certaine répétitivité peut se faire ressentir sur la durée. Malgré cela, l’envie de tout découvrir reste bien présente, notamment grâce à un détail appréciable, les PNJ se souviennent de vos actions, renforçant l’impact de vos choix dans cet univers vivant.
Un monde riche qui ne manque pas de défis
Parlons maintenant des différentes activités proposées dans Crimson Desert, en complément des nombreuses quêtes déjà présentes. Et autant le dire, il y a de quoi faire. Dès les premières heures, vous pourrez vous essayer à plusieurs mini-jeux et défis. Parmi eux, le bras de fer, accessible assez rapidement, mais aussi le Duo, une variante qui rappelle fortement le poker. Sans oublier des activités plus légères comme le célèbre Pierre, Feuille, Papier, Ciseaux. Des petits ajouts qui viennent casser le rythme de l’aventure et apporter une touche de variété bienvenue. Le jeu propose également des défis plus orientés gameplay, comme des combats à mains nues ou encore des concours de tir à l’arc, où votre précision sera mise à rude épreuve face à d’autres adversaires. Ces activités permettent non seulement de varier les plaisirs, mais aussi de gagner différentes récompenses utiles pour la suite de votre aventure.
Au fil de votre progression, vous découvrirez également votre camp. Un élément central du jeu, que vous pourrez faire évoluer en rapportant des ressources récoltées lors de vos explorations. Ce camp devient rapidement un point stratégique, vous pourrez y lancer des quêtes, améliorer ses infrastructures ou encore faire des dons de matériaux pour le développer. Mais ce n’est pas tout. Vous aurez aussi la possibilité d’envoyer vos compagnons en mission. Construction, récolte de ressources, tâches diverses… certaines peuvent durer plusieurs heures, allant parfois de 6 à plus de 12 heures. Un système intéressant sur le papier, même si le temps peut sembler long selon votre rythme de jeu.
Autre activité importante, la libération de camps ennemis disséminés à travers Pywel. Ces zones sont souvent bien défendues, avec de nombreux adversaires, et parfois même des boss. L’objectif est simple, réduire la présence ennemie en éliminant progressivement les troupes, jusqu’à passer de 100 % à 0 %. Certaines confrontations sont particulièrement intenses et demanderont une bonne préparation. Encore une fois, après plusieurs dizaines d’heures de jeu, nous avons la sensation de ne pas avoir encore tout découvert. Entre les défis, les activités annexes et les systèmes liés au camp, Crimson Desert propose un contenu dense et varié, capable d’occuper les joueurs pendant de très longues heures.
Beau… mais pas encore totalement maîtrisé
Passons désormais à la partie visuelle du titre. Dès les premiers jours suivant son lancement, de nombreux joueurs à travers le monde ont signalé des problèmes graphiques, notamment sur Xbox Series. Heureusement, grâce à plusieurs ajustements dans les paramètres et à l’arrivée rapide de correctifs, la situation s’est nettement améliorée, rendant l’expérience plus agréable. Visuellement, Crimson Desert propose un rendu globalement réussi, avec un monde riche et vivant. Cependant, cette ambition a un coût, le jeu se montre particulièrement gourmand en ressources. La présence massive de PNJ à l’écran peut parfois entraîner des baisses de performance, voire quelques freezes durant nos sessions.
Sur PlayStation 5, certains soucis, notamment liés à l’affichage de la carte, ont été rapidement corrigés, ce qui a grandement amélioré le confort de jeu. Malgré cela, quelques bugs persistent, comme des collisions étranges avec les PNJ ou encore des ennemis impossibles à récupérer après un affrontement, leur corps restant bloqué dans le décor. Il faut toutefois souligner la réactivité des développeurs de chez Pearl Abyss, qui déploient régulièrement des mises à jour pour corriger ces problèmes et améliorer la fluidité globale du jeu.
Malgré ces imperfections techniques, l’immersion reste l’un des points forts de Crimson Desert. Le système météorologique dynamique renforce cette sensation, avec des conditions climatiques variées comme la pluie battante, qui crée de véritables flaques d’eau, ou encore des orages impressionnants venant perturber votre exploration.
Une immersion sonore correcte, mais une technique encore en évolution
Pour conclure ce test, intéressons-nous aux éléments sonores ainsi qu’aux performances techniques de Crimson Desert. La bande-son, sans être mémorable, accompagne correctement l’aventure. Elle remplit son rôle sans jamais réellement marquer les esprits, même si certaines séquences, notamment lors des échanges avec des artisans, proposent des thèmes plus légers et agréables à l’écoute. À noter également l’absence de doublage français à l’heure actuelle. Un point qui pourra en freiner certains, même si les sous-titres permettent de suivre correctement l’histoire et les dialogues.
Sur le plan technique, le jeu propose une expérience globalement fluide, mais encore perfectible. Durant notre session, nous avons rencontré plusieurs soucis avec des baisses de framerate, collisions parfois approximatives, freezes ou encore certaines actions impossibles à exécuter. Des défauts qui peuvent impacter l’immersion, surtout lors des premières heures. Cependant, il faut souligner la réactivité des développeurs de Pearl Abyss. De nombreux correctifs ont été rapidement déployés, améliorant progressivement la stabilité et le confort de jeu. Au moment de la rédaction de ce test, une grande partie de ces soucis semble déjà avoir été corrigée.
Nous arrivons donc à la fin de cette première analyse, mais l’aventure est loin d’être terminée. Avec encore de nombreuses heures de jeu devant nous, Crimson Desert continue de dévoiler ses secrets au fil du temps. Il s’agit clairement d’un titre qui se découvre sur la durée, et non en quelques sessions. Une mise à jour de ce test sera d’ailleurs proposée dans les semaines à venir, afin d’approfondir certains aspects encore peu explorés, oui, on pense notamment aux dragons… Enfin, certains éléments comme l’inventaire ou l’interface générale mériteraient encore quelques ajustements tant leur prise en main peut s’avérer complexe au départ. Mais une chose est sûre, le potentiel est bien là, et l’envie d’y retourner aussi.
Conclusion
Les plus
- Un monde ouvert gigantesque et immersif
- Une exploration libre et exigeante
- Une richesse de contenu impressionnante
- Une richesse de contenu impressionnante
- Des interactions nombreuses avec l'environnement et les PNJ
Les moins
- Une prise en main difficile et peu accessible
- Des soucis techniques présents (surtout au lancement)
- Des combats parfois brouillons
- Absence de double français ...















