Kusan : City of Wolves sera disponible le 30 juillet sur PC et consoles. Derrière ce titre développé par CIRCLEfromDOT et édité par PQube se cache un shooter brutal vu de dessus, résolument violent et sans aucune concession. Le titre est un mélange explosif d’action nerveuse dans un univers anthropomorphique à l’ambiance de film noir futuriste, où la narration se découvre comme la lecture d’un comic. Tout un programme que nous avons eu la chance de tester en avant-première sur Nintendo Switch via un code fourni par l’éditeur.
Attention, le titre et les images de ce test sont à réserver à un public avertit. (PEGI 16)
Avant-Propos
Impossible de vous parler de Kusan : City of Wolves sans vous parler du titre qui l’a inspiré, à savoir Hotline Miami. Ce dernier est un jeu indépendant développé par Dennaton Games et publié en 2012. L’aventure se déroule en 1989 et propose un univers inspiré des films d’action des années 80, avec une petite touche esthétique néon. Avec son atmosphère sombre, surréaliste et son ultra-violence, le titre a su marquer toute une génération de joueurs. Si Hotline Miami est devenu culte, c’est également grâce à sa bande électro hypnotique, concoctée par Sun Araw, M O O N, El Huervo ou encore Perturbator. Impossible à oublier, tout comme il était impossible de compter le nombre de morts pour arriver à la fin d’un niveau. Une erreur, un temps de réaction trop long, et vous êtes mort dans ce titre d’action percutant.


Hotline Miami connaît une suite en 2015, Hotline Miami 2 : Wrong Number, qui introduit de nouveaux persos et une narration toujours aussi barrée, tout en gardant l’esprit de son prédécesseur.
Le gameplay unique du titre sera souvent copié, mais jamais vraiment égalé. On peut ainsi citer OTXO (qui sera gratuit la semaine prochaine via l’Epic Games Store), dans lequel vous pouvez néanmoins ralentir le temps et bénéficier d’une jauge de vie, ou encore Ape Out, qui vous met dans la peau d’un gorille souhaitant s’échapper d’un labo expérimental. Citons également Katana ZERO, qui s’inspire du gameplay de Hotline Miami, mais qui propose une vue de côté et un bullet time (ralenti) comme dans OTXO.
Mais ça y est, avec Kusan : City of Wolves, le titre culte de Dennaton Games semble avoir trouvé son digne héritier.


L’histoire de Kusan : City of Wolves
Vous incarnez Jin, un ancien soldat de talent devenu mercenaire. Notre panthère noire humanoïde vit au cœur de Kusan, une ville où la criminalité explose et certains quartiers sont des no man’s land. La frontière entre prédateur et proie est, depuis longtemps, indiscernable.
Sa nouvelle mission l’amène à sauver la sœur d’un jeune garçon. Il est loin de se douter que ce sauvetage sera le point de départ d’une odyssée dont il ne sortira pas indemne.
Il fera vite la connaissance d’une enfant mystérieuse aux pouvoirs immenses mais incontrôlables, qui se retrouve mêlée à une conspiration à grande échelle et représente un atout certain pour faire pencher la balance du pouvoir. Au milieu de ce chaos omniprésent, Jin devra sauver l’enfant, la protéger et affronter les traumatismes de son passé qui lui surgissent en pleine gueule. (ndlr : on vous rappelle que Jin est une panthère noire)
De la réussite de sa mission et de ses choix dépend le sort de toute une mégalopole. Notre ancien soldat parviendra-t-il à restaurer l’équilibre ?
Et vous ? Êtes-vous prêt à plonger dans Kusan : City of Wolves et vous perdre dans cette ville pleine de vices, laissée aux mains de gangs ? Ce n’est pas un simple combat : vous êtes tout ce qui sépare l’ordre de l’anarchie.


Un gameplay hypnotique à base de Die And Retry
Tout comme avec Hotline Miami, il ne vous faudra pas longtemps pour piger le gameplay de Kusan : City of Wolves. Au total, vous devrez traverser un total de 54 niveaux uniques répartis sur 4 chapitres. Attendez-vous à des combats intenses et brutaux qui mettront vos réflexes et votre mémoire à l’épreuve. Heureusement, un arbre de compétences sera là pour améliorer vos coups préférés et développer de nouveaux pouvoirs ou armes à feu.
Concrètement, vous commencez votre niveau et devrez éliminer les menaces ennemies, qui existent en plusieurs types :


- Le soldat lambda, qui s’approchera de vous pour vous planter son couteau dans le corps
- La bête cybernétique à 4 pattes, plus rapide que le soldat lambda, qui viendra enfoncer ses griffes et mordre votre chair
- L’ennemi armé d’un pistolet à l’œil aiguisé
- Le gros bourrin, insensible aux balles, qui fonce droit sur vous pour vous écraser contre un mur
- …etc.
Vous rencontrerez d’autres ennemis, mais on vous laisse les découvrir.
Foncez d’une pièce à l’autre en éclatant vos ennemis avant qu’ils ne vous tuent, enchaînez les morts avec style en jonglant entre votre bras d’acier, votre lancer de couteau et votre pistolet, afin de maximiser les combos, ceci afin de débloquer une bonne note (de D à SS) et obtenir un max de « vis ». Ceux-ci peuvent également être trouvés en détruisant tout dans les niveaux. Ils pourront alors être échangés auprès de Nimo pour débloquer de nouveaux pouvoirs. Attention, il faudra toutefois faire des choix.


Le titre propose quelques phases de réflexion.
Dans certains niveaux se cachent des Limbus: des bio-ordinateur basé sur un animal-humain à haute capacité cognitive (psion), branchés directement à des serveurs informatiques et condamnés à vivre alités. S’ils sortent de leur sas, ils meurent !
Vous aurez alors l’occasion de les délivrer de cet état en activant des postes informatiques dans un ordre donné ou avec une arme spécifique. Attention, le temps est limité, mais si vous réussissez le défi, vous aurez l’occasion de débloquer de nouvelles cases pour insérer vos capacités dans l’arbre de compétences.
Toutefois, délivrer un Limbus est assez gore… Mais c’est eux qui le demandent, après tout ! Vous assurez la fin de vie de l’individu, en somme.


Enfin, Kusan : City of Wolves propose des boss hargneux à la fin de chacun de ses chapitres. Il vous faudra apprendre leurs patterns afin d’éviter leurs attaques et contre-attaquer intelligemment. Bourrin à souhait, ces combats sont brutaux et risquent de vous donner des crampes aux mains, tant les échecs se suivent à un rythme effréné.
Ils réservent néanmoins des moments d’anthologie, et les vaincre procure une forte satisfaction.



Encore une fois, force est de constater que le titre est à déconseiller aux âmes sensibles et reste réservé aux hardcore gamers.
En soi, si vous maîtrisez, un niveau se finit en à peine 1 ou 2 minutes. Le problème, c’est que pour finir le jeu, vous allez subir des milliers d’échecs. Mais ça va si vite qu’on retente encore et encore, grisé par la musique électro hip-hop de l’artiste Loptimist.
C’est comme une sorte de transe hypnotique.
La pire frustration reste le moment où l’on meurt devant le dernier ennemi du niveau… mais ce n’est pas grave. On appuie sur la touche R et on fonce réduire en chair à pâtée les méchants ennemis avec style et jubilation.


Une réalisation au top
Moins pixel art que son modèle, avec un style « néo-noir », l’esthétique de Kusan : City of Wolves fait mouche. Le scénario, qui défile façon lecture de comic, est réussi, et le character designer Jahye Jang nous propose des personnages expressifs et stylisés, de toute beauté.
(Jin fait d’ailleurs penser à John Blacksad, de la série de bandes dessinées de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido.)


Petit bémol concernant la version Nintendo Switch, qui souffre parfois de quelques ralentissements dans certaines cutscenes (durant le 2e boss, par exemple) et semble ne pas tourner à 60 images par seconde, rendant l’expérience moins fluide que sur PC, où le titre est d’une fluidité exemplaire, même avec une GeForce 1060 de 6 Go.
Néanmoins, les joueurs Nintendo ne doivent pas bouder le titre, qui, de toute façon, est compatible avec la Nintendo Switch 2 et devrait profiter d’un boost évident.
Nous pouvons vous conseiller d’essayer le titre, disponible en démo, pour vous faire votre propre idée. Vous aurez l’occasion d’effectuer tout un chapitre et de battre un boss au charisme évident.
Conclusion
L’expérience fut donc un peu courte, mais vraiment intense, et nous avons hâte de découvrir la suite des aventures de Jin !
Les plus
- Le digne héritier de Hotline Miami
- Un esthétisme réussi
- Un gameplay sans faille
- Une bande-son qui colle au titre
- Un scénario classique mais un univers incroyable
Les moins
- À réserver aux hardcore gamers
- Une petite durée de vie

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