Depuis des années, une idée revient régulièrement dans les discussions gaming : les joueurs Xbox n’achèteraient pas de jeux. Une affirmation répétée comme un mantra, souvent sans chiffres, sans contexte, juste parce que “ça se dit”. Pourtant, à chaque nouvelle sortie qui performe sur Xbox, ce mythe prend un coup de plus. Et aujourd’hui, LEGO Batman vient régler le compte.
Ce qui alimente souvent cette croyance, c’est la présence du Game Pass. Certains affirment que l’abonnement “cannibalise” les ventes, comme si les joueurs Xbox se contentaient de consommer uniquement ce qui est inclus dans le service.
Mais ce raisonnement oublie un détail essentiel : le Game Pass est lui-même un abonnement payant. Les joueurs qui y souscrivent ne sont pas des consommateurs passifs, mais des joueurs qui investissent chaque mois dans un service premium.
Et surtout, ce que beaucoup ne comprennent pas, c’est le fonctionnement économique derrière tout ça. Lorsqu’un jeu arrive dans le Game Pass, ce n’est pas un cadeau tombé du ciel, car l’éditeur est rémunéré par Microsoft pour que son titre rejoigne le catalogue.
Parfois via un montant fixe, parfois via un modèle hybride, parfois via un deal sur mesure. Mais dans tous les cas, l’éditeur touche de l’argent, et souvent beaucoup plus qu’on ne l’imagine.
Résultat : un jeu peut très bien performer en ventes et profiter d’un boost massif de visibilité grâce au Game Pass. Les deux ne s’opposent pas, ils se complètent.
À côté de cela, il y a des jeux qui ne sont pas sur le Game Pass et qui performent également en ventes. Dernier exemple en date, et sans contexte, Lego Batman : Héritage du Chevalier Noir, qui s’est vendu à plus de 1,2 million de copies toutes plateformes confondues.
Derrière ce chiffre se cache en réalité une suprématie de PlayStation avec 612 000 exemplaires vendus sur cette plateforme. Mais la deuxième place n’est pas attribuée à la version PC, mais à celle de Xbox avec 289 000 exemplaires vendus… et c’est la version Steam qui ferme le classement avec 249 000 exemplaires.
Bref, le mythe du joueur Xbox qui n’achète rien, c’est un peu comme les vieilles légendes urbaines : ça circule, ça amuse, mais parfois, il est bon de rappeler que des titres en dehors de cet écosystème performent, et l’on peut saluer la performance de Batman, non ?
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