Echoes of the End est le nouveau jeu d’action-aventure développé par Myrkur Games et édité par Deep Silver. Le titre est disponible depuis le 12 aout 2025 sur PC (Steam), PlayStation 5 et Xbox Series X|S. Sur le papier, le jeu devait proposer un univers immersif aux côtés de son héroïne nommé Ryn. Mais est-ce vraiment le cas ? On en parle ci-dessous !
L’année des petits studios
Il faut l’avouer, l’année 2025 est une année charnière pour les petits studios. Si certains attendent Hollow Knight: Silksong, développé par Team Cherry, d’autres passent un bon moment sur Clair Obscur: Expedition 33, développé par une trentaine de personnes sur le studio Sandfall Interactive. Du coup, on espérait que le titre Echoes of the End soit un jeu passé sous les radars, qui pourrait proposer une bonne surprise.
Après tout, le jeu est développé par une petite équipe d’une quarantaine de personnes et pourrait offrir une surprise, comme ce fut le cas pour Clair Obscur. Dans Echoes of the End , on nous propose de partir à l’aventure dans le monde fantasy d’Aema, un royaume mystérieux et sauvage qui coexiste avec des cités anciennes et des forces surnaturelles. Dans ce monde, les Vestigiales ont pour mission de protéger les Égides, des cristaux bleus renfermant un pouvoir incommensurable et d’innombrables secrets. Ces artefacts ancestraux sont la clé de l’équilibre du monde et font l’objet de convoitises dangereuses.
Vous incarnez Ryn, une guerrière aux pouvoirs magiques, déterminée à sauver son frère capturé par un empire totalitaire qui menace de plonger Aema dans le chaos. Sa quête la conduit à percer les mystères des Égides et à comprendre l’ampleur de la conspiration millénaire qui pourrait raviver un conflit dévastateur.
Aux côtés d’Abram, un érudit hanté par son passé, Ryn devra affronter des ennemis redoutables, résoudre des énigmes et apprendre à maîtriser les pouvoirs des Égides. Sur le papier, tout a l’air magnifique, et l’on pourrait même dire merveilleux, car le titre est développé sous Unreal Engine 5.
Du coup, on s’attend à du grand art, à être surpris, même si l’on garde en tête qu’il s’agit d’un jeu indépendant… Et l’on ne va pas vous mentir, le jeu nous a rapidement ennuyés ! Autant le dire, si le début du jeu est assez agréable et présente le scénario avec une cinématique, le tout se dégrade rapidement. Premièrement, le jeu est uniquement en anglais pour l’audio ! Certes, les textes sont traduits et un jeu dispose de sous-titres, mais ceux-ci sont de taille minuscule, et il est impossible de faire grossir la police d’écriture.
Si cela ne gênera aucun joueur ayant une bonne vue, cela pourra poser problème pour les joueurs ayant des soucis de lecture ou pour les joueurs plus âgés. Du coup, ça commence mal, et le pire, c’est que ce sont les sous-titres qui feront avancer l’histoire. En effet, si le jeu propose une cinématique au début de l’aventure, ce sera l’une des seules du titre. Pour raconter l’histoire, les développeurs de Myrkur Games ont privilégié le dialogue entre Ryn, son frère ou encore Abram. Sauf qu’il est impossible de tout lire tant ils passent leur temps à communiquer !
Verdict : on décroche rapidement du texte et on manque une partie complète du scénario… Pour se concentrer sur l’exploration du jeu et des énigmes. Alors, si vous ne comprenez pas pleinement l’anglais parlé, il sera difficile de tout maîtriser au niveau du scénario, et c’est bien dommage ! Comment s’investir quand on n’arrive pas à tout lire ? Une question simple en apparence, mais qui révèle en réalité les carences du titre… et malheureusement, celles-ci seront nombreuses !
Par exemple, nous avons eu des soucis de hitbox lors de simples sauts, et même lors de passages scriptés par le scénario, nous nous sommes retrouvés bloqués dans le sol, devant redémarrer le jeu. Nous avons également eu affaire à un ennemi apparu devant nous, impossible à tuer… et ça commençait déjà à faire beaucoup alors que notre aventure venait à peine de démarrer…
Un gameplay et une optimisation à revoir
Vous l’avez compris, le premier contact avec le jeu n’était pas à la hauteur de nos espérances, mais qu’en est-il du gameplay, des niveaux, de la maniabilité et de la bande-son ? Est-ce catastrophique ? Non, certains aspects du jeu sont plaisants, mais tout n’est pas parfait ! Au niveau de la maniabilité, notre héroïne répond plutôt bien : elle saute, elle escalade et gravit dans l’ensemble les obstacles qui se dressent devant elle. Mais elle a tendance à glisser. Certes, pas tout le temps, et certaines zones sont même prévues pour cela, comme lorsqu’on dévale une pente. Toutefois, il arrive parfois que notre héroïne glisse de manière illogique, même sur un sol rocheux, ou encore en grimpant une échelle et d’autres obstacles du jeu.
Malheureusement, ce n’est pas le seul souci. Il arrive que la hitbox d’un obstacle soit mal optimisée, ce qui peut faire tomber notre héroïne dans le vide alors qu’elle aurait dû s’accrocher à la paroi. Quand cela se produit, Ryn réapparaît parfois bien plus en amont que l’obstacle raté, vous obligeant à refaire tout un chemin, voire à recombattre des ennemis déjà vaincus. Autant dire que cela peut rapidement faire perdre de l’intérêt à un joueur qui cherche à s’investir dans le titre. Soyons honnêtes : ces problèmes n’arrivent pas en permanence, et la plupart des obstacles peuvent être franchis correctement. Mais il est frustrant de voir que les soucis de hitbox surviennent surtout dans les niveaux chargés en ennemis, obligeant à recommencer des passages entiers.
Dans Echoes of the End, vous pouvez combattre avec votre épée. Au début de l’aventure, le jeu vous apprend à frapper et à parer les coups. Par la suite, votre héroïne évoluera via un arbre de compétences, ce qui permet d’apprendre de nouveaux coups dévastateurs et d’utiliser ses pouvoirs vestigiaux : projeter un ennemi, absorber son énergie vitale, et bien plus encore.
Ce système a du sens, car si au départ vous affrontez seulement quelques créatures et orcs, vous finirez par rencontrer des soldats ennemis bien équipés : haches, épées, boucliers… tout ce qu’il faut pour vous compliquer la vie ! À partir de ce moment, le jeu devient bien plus technique, surtout si vous jouez en difficulté intermédiaire ou difficile. Pourquoi ? Parce que les ennemis sont souvent dispersés : certains archers vous attaquent à distance depuis les hauteurs avec des flèches enflammées, tandis que de grands adversaires armés de haches foncent sur vous. Dans le même temps, des soldats de base cherchent à profiter de la confusion pour vous frapper, et d’autres, équipés de boucliers, exigent que vous brisiez leur garde avant de pouvoir placer vos coups.
Heureusement, les combats restent satisfaisants, parfois même amusants grâce à une touche d’humour (un ennemi qui perd sa tête en faisant une grimace ou s’assomme avec sa propre arme). Toutefois, malgré ces qualités, les affrontements sont parfois brouillons et assez punitifs. La stratégie la plus efficace consiste souvent à éliminer d’abord les ennemis à distance avant de s’occuper des autres.
Pour cela il faudra être bien équipé, et si votre personnage évolue au fil de l’aventure, son arme, en revanche, ne progresse pas ! L’évolution de Ryn repose surtout sur l’expérience gagnée. Pour cela, il faut trouver des coffres lors de votre exploration, qui contiennent la plupart du temps des documents à lire ainsi que de l’expérience. Une fois votre jauge remplie, vous gagnez un point de compétence, qu’il est possible d’attribuer dans l’une des quatre branches de l’arbre de progression :
- Technique : Pour débloquer des compétences à l’épée et des combos
- Vestigiale : Pour déverrouiller de nouveaux pouvoirs
- Endurance : Permet d’améliorer l’endurance de son personnage, ainsi que sa jauge de vie
- Compagnon : Permet de développer le pouvoir d’Abram
Pas de panique à avoir, vous trouverez facilement les coffres, car Echoes of the End ne propose pas un open world, mais un jeu d’aventure avec des zones fermées où il est difficile de perdre son chemin (quoique, les décors se ressemblent fortement…). De toute façon, il faut garder en tête que vous serez obligés de tout fouiller, puisque le gameplay du jeu se résume, pendant les dix chapitres (pour environ une dizaine d’heures), à une boucle composée d’exploration, de combats, puis de nouvelles zones à découvrir avec des énigmes à résoudre pour progresser, avant de revenir à la boucle combat/énigmes/exploration.
Si au départ les énigmes sont assez simples, comme trouver un levier pour ouvrir une porte, ou aligner des éléments du décor afin de brûler la végétation qui bloque un passage, elles deviennent ensuite un peu plus élaborées. Par exemple, il faudra déplacer une caisse pour atteindre une zone en hauteur, puis tirer sur une corde et la fixer pour ouvrir une porte. Mais ce ne sont que les casse-têtes de base. Par la suite, certains seront plus corsés, avec des vestiges de bâtiments au sol qu’il faudra reformer en les alignant, à l’aide de mécanismes hérités de l’ancien monde et exploitables grâce à vos pouvoirs vestigiaux.
Dans ces moments-là, il faut parfois aligner des zones précises, ou demander à votre compagnon Abram de fixer une partie du décor avec son pouvoir afin de créer un chemin. Au début c’est assez simple, mais la difficulté monte progressivement et vous demandera de prendre un peu plus de temps avant de reprendre l’exploration.
D’ailleurs, parlons d’Abram, ou encore du frère de Ryn. Pourquoi ? Parce qu’ils vous accompagneront au cours de l’aventure a deux moments distincts, et pourront vous aider dans les casse-têtes, et même parfois dans les combats. Du coup, on ne comprend pas pourquoi les développeurs de Myrkur Games n’ont pas proposé le jeu en coopération. Cela aurait pu être sympa de le faire à deux , même si, on l’avoue, le second joueur aurait eu un rôle plus limité. Mais cela aurait tout de même pu aider, notamment lors des affrontements ou dans certains obstacles a remodeler où l’IA ne tape pas toujours très juste et agit parfois à côté de la zone demandée.
C’est dommage, et un mode coopération (activable ou non au début de l’aventure) aurait vraiment apporté un plus au titre. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Peut-être que le jeune studio n’a pas osé l’intégrer, car le titre souffre déjà de quelques problèmes : bugs, soucis de hitbox, optimisation parfois bancale et même des chutes de framerate.
Conclusion
Echoes of the End est un jeu qui avait de belles intentions, mais qui peine à les concrétiser. Entre son manque de variété visuelle, ses combats mal calibrés et une technique trop fragile, l’aventure laisse un goût amer. On sent qu’il y avait du potentiel, mais l’ensemble reste trop moyen… Et c’est dommage, car avec une optimisation plus poussée, un mode coopération, des dialogues audios en plusieurs langues et quelques cinématiques supplémentaires, le titre aurait pu surprendre les joueurs. Dans son état actuel, Echoes of the End ne restera pas dans les annales vidéoludiques, et c’est regrettable. Malgré tout, si le jeu vous intrigue, il est bon de savoir qu’il est proposé à un petit prix de 39,99 €.
Conclusion
Les plus
- La maniabilité
- Les nombreux casse-têtes
- Les pouvoirs des vestigiales
- Certains arrière-plans magnifiques
Les moins
- Manque de cinématique...
- Trop de dialogue qui devient impossible à suivre
- Des sous-titres minuscules
- Trop de soucis techniques, ( bug, chute de frame rate )
- Décors trop peu variés dans l’ensemble






