TEST – Mafia: The Old Country

Mafia: The Old Country,est un jeu développé par Hangar 13 et édité par 2K Games. Celui-ci est disponible depuis le 8 août sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S. Ce nouvel opus de la saga nous entraîne en Sicile, en 1904, pour raconter les origines de la mafia à travers l’ascension d’Enzo Favara. Cet épisode est-il à la hauteur des attentes ? La réponse ci-dessous.

Bienvenue dans la famille

Avec Mafia: The Old Country, Hangar 13 remonte bien plus loin que les habituelles histoires de prohibition ou de gangsters des années 1920. Cette fois, le récit s’ancre en 1904, dans une Sicile rurale et impitoyable, au moment où la mafia prend racine dans la misère, les mines de soufre et les luttes de pouvoir locales.

Dans ce contexte, nous incarnons un jeune mineur nommé Enzo Favara. Celui-ci a toujours rêvé d’une vie loin des mines et on le comprend. Sa vie se déroule sous terre, avec des patrons brutaux qui n’ont aucune considération pour la vie humaine. Jusqu’au jour où il se rebelle et se retrouve, par accident, sur le territoire de Don Torrisi, un parrain local qui l’introduit dans le monde mafieux.

Au début, Enzo ne comprend pas vraiment ce qui lui arrive. Un peu naïf, il réalise néanmoins rapidement qu’avec la famille Torrisi, il aura à manger, un toit et de l’argent. Mais jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour servir votre sauveur ? Une question qui semble anodine… et pourtant essentielle, car dans la mafia, les serments de loyauté, les vendettas sanglantes et les trahisons feront de vous un homme nouveau.

Des écuries… aux premières missions

Après vos premiers pas auprès de la famille Torrisi, il faudra gagner leur confiance pour sortir seul de la demeure et explorer les environs. Même si, avouons-le, cela restera assez rare.Disons-le clairement : Mafia: The Old Country ne propose pas vraiment un monde semi-ouvert, mais plutôt une trame scénaristique avec des missions successives. Si vous avez déjà joué à d’autres opus de Mafia, vous avez sans doute apprécié vous balader librement dans les rues, faire le plein d’essence ou vaquer à vos occupations. Ici, ce n’est pas le cas.

Vous pourrez certes emprunter les routes, explorer divers chemins et admirer les magnifiques environnements de la Sicile , mais l’accent est mis avant tout sur les missions et la narration. D’ailleurs, pour les joueurs pressés, il est possible de zapper l’exploration des routes et de se téléporter directement au lieu de mission via la croix directionnelle.

Une fois arrivé sur place, différentes missions vous attendent. Certaines se démarquent agréablement, comme celles à cheval ou les courses de voitures. Mais la plupart des missions confiées par la famille Torrisi consistent à récupérer des dettes, subtiliser de l’alcool dans l’entrepôt des douanes ou éliminer ceux qui menacent l’équilibre fragile du clan…et les menaces seront nombreuses ! Chaque mission, même la plus simple en apparence, fait progresser Enzo dans ce monde où violence et loyauté vont de pair. Petit à petit, le jeune mineur gagne en assurance et gravit les échelons de la pègre locale… au prix du sang.

Eh oui, nous sommes bien dans un jeu de mafia, et le jeu propose un ton mature et sanglant ! Pourtant lors des missions, le jeu peut vous faire quitter cette spirale d’ultra violence avec un gameplay en mode infiltration, façon Hitman. Autant le dire tout de suite : l’infiltration reste sans doute le meilleur choix si vous souhaitez rester en vie longtemps durant une mission.

Imaginez-vous sur un territoire ennemi, avec des dizaines d’hommes armés prêts à vous tuer… Êtes-vous sûr de vouloir foncer dans le tas ? On ne vous le conseille pas vraiment, car nous ne sommes pas dans Call of Duty avec des armes modernes, mais en Sicile, en 1904, avec des fusils et des pistolets longs à recharger, le tout avec peu de munitions disponibles.

Du coup, la méthode douce est vivement conseillée, et si l’on évoque Hitman, c’est parce que Mafia s’en inspire clairement ! Par exemple : vous pouvez approcher un ennemi par-derrière, appuyez sur la touche X sur Xbox ou Carré sur PlayStation pour l’étrangler. Si vous préférez lui infliger une mort rapide, vous pouvez toujours sortir votre couteau et le poignarder mais cela fera plus de bruit au risque d’alerter les autres ennemis

Une fois votre adversaire éliminé, deux choix s’offrent à vous :

  • Continuer discrètement votre route jusqu’à votre cible principale,
  • Ou cacher le corps pour éviter qu’il ne soit découvert par d’autres ennemis.

Et si vous choisissez de dissimuler le cadavre, sachez que de nombreux coffres et recoins sont prévus à cet effet. Petit conseil : avant de le traîner dans le coffre, pensez à fouiller le corps ! Vous pourrez récupérer quelques munitions, un peu d’argent ou encore un bandage pour vous soigner, qui vous sera bien utile pour la suite. Vous l’avez comrpis l’infiltration est de mise ,et la vision d’enzo permet de voir les ennemis en surbillances, mais si, par malheur, le reste de votre mission se passe mal et que vous vous faites repérer, il faudra partir dans des combats et tenter de rester en vie ! Cela n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît, mais cela reste jouable… Enfin, tout dépend de la difficulté dans laquelle vous lancez le jeu ! Si vous jouez en facile, cela ne devrait pas poser de problème. En difficulté intermédiaire, le challenge sera plus corsé. Et si vous choisissez la difficulté difficile, bon courage à vous, car les ennemis ne vous laisseront que peu de répit.

D’ailleurs, parlons-en, des ennemis ! Si certains se ressemblent, vous remarquerez rapidement qu’il existe plusieurs types d’adversaires : ceux qui jouent à distance avec un fusil de précision, les assaillants qui s’approchent suffisamment près de vous pour tenter de vous tuer, et les kamikazes, souvent reconnaissables à leur béret ou leur chapeau, qui sont plus costauds et plus intelligents. En effet, les kamikazes n’hésiteront pas à vous foncer dessus lorsque vous rechargez votre arme, ou à vous contourner par un chemin de traverse pour vous attaquer en traître. Du coup, faites bien attention à vous et choisissez avec soin vos armes et vos atouts!

Ici, pas d’arbre de compétences à proprement parler, mais plutôt un chapelet où il est possible de modifier le médaillon et les quatre perles. Celles-ci peuvent vous apporter divers avantages : vous conférer une période d’invulnérabilité, réduire vos bruits de pas pour ne pas être repéré par l’ennemi, pouvoir porter plus de munitions, et bien plus encore. Alors, pensez bien à les équiper, car elles peuvent vraiment vous donner un avantage sur le terrain.

Maintenant que vous avez atteint votre cible principale, votre mission pourra varier ! Est-ce un membre du clan à ramener sain et sauf à la famille ? Une prise d’otage ? Un traitre à éliminer ? Ici, tout est dicté par la trame scénaristique et, s’il s’agit d’un ennemi à abattre, il ne sera pas rare que le dernier affrontement se fasse au couteau… Et non, vous n’aurez pas le choix des armes.

En effet, Mafia: The Old Country met un point d’honneur à ce que vous vous battiez « comme un homme ». Comprenez par là qu’il faudra dompter l’adversaire en face de vous. Les développeurs ont prévu des duels au couteau intenses, rythmés par des dialogues et des mises en scène très cinématographiques. Et si, sur le papier, cela rend plutôt bien, en jeu ce n’est pas tout à fait le cas ! On s’explique : s’il existe cinq mouvements différents tels que l’esquive ou la parade très utiles pour éviter d’être blessé l’expérience peut parfois être frustrante. Certaines attaques manquent de portée, des éléments hors champ viennent gêner les esquives, et il arrive donc que vous soyez touché. Autant le dire, les combats au couteau sont sans doute un moment redouté par certains joueurs, d’autant plus que les touches sont mal pensées et qu’il faudra un temps d’adaptation.

Néanmoins, une fois le mécanisme compris, cela devient une routine : vous enchaînerez les coups portés et les esquives tels un véritable escrimeur.

Ce qu’on aime ou pas…

Ce qui frappe surtout, c’est le rythme de l’aventure. Mafia: The Old Country jongle habilement entre moments de narration intimistes, scènes de tension dramatique et passages d’action nerveux. On vit vraiment l’évolution d’Enzo, qui passe d’un simple ouvrier naïf à un homme respecté… et craint. Ici, le jeu d’Hangar 13 ne fait pas vraiment dans le glamour (quoique…), et l’on comprend vite que le moindre écart sera puni par Don Torissi  ce qui équivaut bien souvent à mourir ! Du coup, il faut rester loyal, fidèle et ne pas se mêler des affaires des autres, et le jeu le retranscrit parfaitement.

Les graphismes sont somptueux, et l’on apprécie les chemins de traverse, les maisons et le charme de la Sicile, le tout sublimé par une bande-son de qualité et un doublage audio disponible en plusieurs langues. On salue également l’effort d’accessibilité : il est par exemple possible de modifier la taille des sous-titres, d’en changer la couleur, d’ajouter un arrière-plan pour faciliter la lecture, et même d’activer la lutte automatique afin d’éviter les combats au couteau pour les joueurs qui n’aiment pas ce type d’affrontement. Autant le dire : les options sont nombreuses, aussi bien dans l’accessibilité que dans le graphisme. On peut ainsi lancer le jeu en mode Qualité, qui privilégie le rendu visuel, ou en mode Performance, qui mise avant tout sur la fluidité.

Si le jeu reste fluide lors des combats ou lors  des phases d’exploration en mission, ce n’est pas toujours le cas en voiture au point que l’on préfère parfois se déplacer à cheval. En effet, les développeurs ont reproduit une conduite réaliste des automobiles de 1904, époque où l’automobile faisait à peine ses débuts… Résultat : les véhicules sont lourds, peu rapides et difficiles à manœuvrer.

Verdict : il ne sera pas rare de percuter une clôture, un rocher ou autre obstacle en suivant un chemin…ce qui pourrait parfois vous faire rater certaines missions. Et si cela vous arrive, vosu aurez le droti a un temps de chargemetn avant de repartir en mission , et disons-le, les temps de chargements sont parfois long!

Enfin, un mot sur les missions : bien qu’elles soient globalement variées, elles peuvent finir par perdre de leur intérêt au fil du temps. On enchaîne souvent des missions d’infiltration suivies d’élimination d’ennemis, ce qui donne une impression de répétitivité dans un titre déjà linéaire par sa trame scénaristique, qui ne laisse que peu de liberté. Néanmoins, le jeu est tellement beau, et le scénario d’une telle qualité que l’on a envie de connaitre la suite, et au final on finit les 14 chapitres entre 10h à 14 heures de jeu.

Conclusion 

Mafia: The Old Country ne révolutionne pas la licence, mais il réussit à marquer les esprits grâce à son ambiance unique et son voyage en Sicile de 1904. Les décors magnifiques, entre villages pittoresques, mines de soufre et campagnes arides, donnent une véritable identité au jeu et renforcent son charme. La narration est immersive et le scénario, bien écrit, nous tient en haleine du début à la fin en suivant l’ascension d’Enzo Favara dans un monde où la loyauté et la violence dictent les règles.

Certes, le titre reste assez linéaire et les combats manquent parfois de variété, mais la qualité de l’histoire, la richesse des dialogues et l’atmosphère cinématographique compensent largement ces défauts. Proposé à 39,99 €, Mafia: The Old Country est une expérience narrative forte, à la fois accessible et marquante, qui séduira tous ceux qui souhaitent plonger dans les racines de la mafia italienne.

Conclusion

8,2/10
Mafia: The Old Country ne révolutionne pas la licence, mais il réussit à marquer les esprits grâce à son ambiance unique et son voyage en Sicile de 1904. Les décors magnifiques, entre villages pittoresques, mines de soufre et campagnes arides, donnent une véritable identité au jeu et renforcent son charme. La narration est immersive et le scénario, bien écrit, nous tient en haleine du début à la fin en suivant l’ascension d’Enzo Favara dans un monde où la loyauté et la violence dictent les règles.
Certes, le titre reste assez linéaire et les combats manquent parfois de variété, mais la qualité de l’histoire, la richesse des dialogues et l’atmosphère cinématographique compensent largement ces défauts. Proposé à 39,99 €, Mafia: The Old Country est une expérience narrative forte, à la fois accessible et marquante, qui séduira tous ceux qui souhaitent plonger dans les racines de la mafia italienne.

Les plus

  • Une narration immersive
  • Une réalisation artistique qui sublime la Sicile du début du XXᵉ siècle
  • Des personnages charismatiques et crédibles
  • Les missions variées
  • Une bande son de qualité
  • « Un doublage audio de qualité, accessible dans différentes langues
  • Une durée de vie correct

Les moins

  • Linéarité de certaines missions, peu de liberté réelle
  • Combats parfois répétitifs, surtout les duels au couteau pas toujours optimisé
  • Quelques soucis techniques
  • Les temps de chargement un peu long
Bomboy

Bomboy

Encyclopédie vidéo-ludique au service de GeekNPlay. Je suis un ancien dinosaure détenant le savoir! Toi l'abonné, tu peux m’appeler PAPA!

Voir tous les articles de Bomboy

Votre email ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont marqués *

Laisser un commentaire