Rune Factory: Guardians of Azuma, est un jeu développé par Marvelous Inc. et édité par XSEED Games et Marvelous Europe. Disponible depuis le 5 juin 2025 sur Nintendo Switch, Nintendo Switch 2 et PC (Steam), cet opus nous plonge dans le monde d’Azuma, mêlant agriculture, combats en temps réel et exploration dans un univers menacé. Que vaut celui-ci ? On fait le point.
Rune Factory: Guardians of Azuma se déroule dans les terres orientales d’Azuma, dévastées par un cataclysme nommé l’« Effondrement céleste ». Ce désastre a brisé le flux énergétique des runes, fait disparaître les dieux de la nature et plongé les régions du monde dans le chaos : récoltes perdues, et un peuple privé de tout espoir… Et dans tout cela, vous êtes bien évidemment le héros !
Mais ça, vous ne le savez pas encore, car vous démarrez l’aventure en tant que danseur tellurique hanté par un rêve étrange où deux dragons s’affrontent. Cela n’est pas un rêve, mais un souvenir du passé, et c’est à vous de vous reconstruire sur les terres d’Azuma, et de ramener le monde à la prospérité… Rien que ça !
Maintenant que vous en savez plus, il est temps de débuter l’aventure, ou vous devrez choisir entre deux personnages ! Souhaitez-vous que le danseur soit un homme ? Une femme ? C’est à vous de choisir, et de choisir votre nom. Maintenant que c’est fait, il est temps de développer l’agriculture, de reconstruire des communautés et de participer aux festivals locaux, pour faire renaître l’espoir dans ce monde brisé.
Un jeu comme les autres ? Pas vraiment !
Si vous ne le savez pas, Rune Factory: Guardians of Azuma est à la base un spin-off de Story of Seasons, mais au fil du temps, ce titre est devenu une licence à part entière. Vous l’avez compris, le titre a une identité personnelle et diffère totalement de la plupart des RPG ! Ici, la quête principale est importante, tout comme les quêtes secondaires, mais c’est surtout le côté humain qui est mis en avant dans le jeu. On pourrait presque dire que c’est un jeu social et fermier, qui propose une trame scénaristique avec une pointe de RPG.
Non, nous n’en rajoutons pas, et franchement, cela fait plaisir de voir un titre qui se démarque de la masse ! Ici, il faudra, dès le début, rassurer les villageois qui sont pour la plupart en pleine dépression, voyant leur village mourir petit à petit… Mais un jour, un danseur mystérieux arrive (vous), et vous devrez redonner de l’espoir !
La première chose à faire sera de revitaliser les plantes via votre tambour, puis de créer des champs pour que les villageois puissent manger à leur faim et enfin développer le village avec des constructions pour qu’il reprenne vie, comme l’ajout de commerces, d’une forge, d’un moulin, etc. Les possibilités sont nombreuses, et ce sera à vous de tout gérer.
D’ailleurs, il est bon de noter que l’agriculture se limite à planter des légumes classiques, détrompez-vous. Le système de culture est particulièrement poussé dans Guardians of Azuma. Il faudra composer avec différents types de graines, mais aussi avec la qualité du sol : certains terrains sont fertiles permettent de planter du blé, des tomates, des navets, d’autres marécageux comme les rizières qui permettent de cultiver du riz offrant ainsi une belle variété agricole. En fonction du type de graine et de sol, la croissance des plantes change, tout comme leur rendement. Il faudra donc faire preuve d’observation et bien planifier vos cultures pour optimiser votre production, et ne pas finir avec des comptes dans le rouge…
Si vous vous demandez pourquoi les comptes seront dans le rouge, la réponse est simple : créer des champs, c’est bien, mais cela coute de l’argent pour chaque travailleur, et pour les commerces si ceci ne sont pas connus ; ou si le village n’a pas la capacité d’accueillir plus d’habitants pour s’y rendre, cela devient compliqué… Du coup, il faudra construire des maisons pour attirer de nouveaux villageois pour qu’il participe à la vie locale, ou encore faire de la publicité pour que des touristes pour qu’ils viennent se prélasser chez vous.
En outre, les villageois ne font pas que vaquer à leurs occupations comme la plupart des PNJ dans les jeux vidéo , car ici, vous pourrez leur donner un travail, et c’est d’ailleurs conseillé ! Au programme : certains travailleront dans l’agriculture, d’autres dans le commerce, d’autres encore à la forge, certains à l’abattage d’arbres, au minage, et bien plus encore ! Les possibilités sont nombreuses, mais chaque villageois vous rapportera des ressources tout en vous coûtant en argent et en nourriture. Vous êtes prévenu, alors un conseil : regardez bien les caractéristiques de chaque villageois avant de les affilier à une tâche… Car certains sont paresseux et mangent beaucoup !
Si vous pensez que c’était déjà beaucoup, alors vous serez ravi d’apprendre que nous n’avons à peine esquissé le sujet ! Si les villageois ont une place prépondérante dans l’aventure, il en va de même pour d’autres personnages qui pourront se lier à vous pour rejoindre votre escouade ou pour entretenir des relations amicales.
En effet, l’arc narratif est suffisamment riche pour proposer de nombreux personnages dans chacune des régions que vous visiterez et qui seront liée à un dieu et à une saison printemps, été, automne, hiver. L’aspect social est fondamental dans le jeu, car ces liens créent des rapprochements qui pourront potentiellement vous être utiles plus tard dans l’aventure.
Avant de partir dans les quêtes et dans la construction de votre groupe, Rune Factory: Guardians of Azuma met un point d’honneur à l’humain ! Ici, vous démarrez chaque lien social avec un personnage au niveau zéro, et c’est à vous de voir ce que cette personne apprécie, et d’y aller progressivement pour devenir ami… puis, potentiellement, votre petit(e) ami(e) ou un allié sans faille sur le champ de bataille.
On peut discuter, s’offrir des cadeaux, se raconter des blagues, aller au restaurant, ou encore partir se balader à la montagne ou au bord de la mer. Vous l’avez compris : les choix sont multiples, et c’est à vous de bien les faire. Car si vous invitez quelqu’un à la mer ou au restaurant alors que votre lien est à zéro… il y a de fortes chances que cela lui déplaise, et votre niveau d’affinité risque de baisser.
Il est bon de savoir que chaque personnage ayant un lien fort avec le héros pourra potentiellement rejoindre votre groupe et partir combattre à vos côtés ! D’ailleurs, faites bien attention : chaque personnage a ses propres caractéristiques. Certains soignent, d’autres sont spécialisés dans l’attaque, et certains peuvent entraver ou ralentir les ennemis.
Maintenant que nous avons fait le tour avec le lien social, parlons désormais des quêtes, où tout est possible et rien n’est obligatoire ! En effet, le titre vous propose de jouer comme bon vous semble. Si vous souhaitez améliorer vos affinités avec diverses personnages avant de partir à l’aventure, c’est possible, mais si vous préférez faire évoluer votre premier village avant de découvrir les autres, c’est également possible.
Rien n’est imposé, et oui, je me répète : ça fait du bien d’avoir le choix !
Il en va de même pour les types de quêtes :
- La quête principale vous permet d’avancer dans le scénario.
- Les quêtes sociales vous permettent de renforcer les liens avec les personnages et de récupérer des récompenses.
- Les quêtes secondaires, quant à elles, sont plus variées, et la plupart ne proviennent pas directement des villageois, mais d’un tableau de demandes situé dans les différents villages. Depuis ce tableau, vous pouvez sélectionner une ou plusieurs quêtes à accomplir ou pas…Comme vous pouvez le voir, on fait ce que l’on veut, comme on le veut, et surtout : on s’amuse à son propre rythme !
D’ailleurs, la quête la plus contraignante sera sans doute celle donnée par un petit garçon au début de l’aventure, qui vous demande de répertorier toutes les statues en forme de grenouille… Et celles-ci sont très nombreuses, souvent cachées dans des endroits improbables. Bon courage !
Exploration, combats et activités secondaires : un monde vivant à apprivoiser
Au-delà de son aspect social et agricole, Rune Factory: Guardians of Azuma reste un RPG, et cela se ressent dès que l’on sort des villages. Le jeu propose de nombreuses zones à explorer, réparties dans différentes régions, chacune liée à une saison. Ces environnements, bien que modestes offrent une belle diversité : forêts luxuriantes, plaines enneigées, montagnes rocailleuses ou encore des ruines ici et là.
L’exploration s’accompagne bien évidemment de combats en temps réel où vous affronterez une large variété de monstres grâce à un système de combat simple mais efficace axé sur le combat, l’esquive, la contrattaque et bien évidement des coups spéciaux réalisables via les accessoires fournis par les divinités (qui sont appelé les « Trésors cachés » ).
Le gameplay n’est pas aussi profond que celui d’un Action-RPG pur, mais il remplit bien son rôle, et propose également un système d’arbre de compétences particulièrement riche, qui permet de personnaliser en profondeur votre style de jeu. Que vous soyez adepte des épées courtes, des épées longues, des lames doubles, de l’arc ou encore des talismans, chaque type d’arme dispose de ses propres compétences à débloquer au fil de votre progression. Ces aptitudes permettent non seulement d’améliorer vos performances en combat, mais aussi de révéler le plein potentiel des trésors cachés offerts par les dieux, renforçant ainsi votre stratégie face aux ennemis les plus coriaces.
Notez que le développement ne s’arrête pas là, car rappelons que Rune Factory est un RPG de type social et fermier, et dans l’arbres de compétence, vous pourrez également investir dans des compétences pratiques, comme la cuisine, l’artisanat, la forge ou même les interactions sociales. En gagnant de l’expérience dans ces domaines, votre personnage deviendra plus autonome, plus efficace, et débloquera de nouvelles recettes, techniques ou opportunités relationnelles. Ce système favorise une vraie évolution personnelle, renforçant le sentiment d’immersion et de progression constante, que vous soyez en pleine exploration ou en train de peaufiner votre quotidien au village.
En dehors de l’exploration, des combats, et de l’arbre de compétence, le jeu proposera également bien plus tard d’apprivoiser certains monstres, qui pourront potentiellement vous apporter de nouvelles ressources, comme des œufs pour les poules, par exemple qui pourront être utile a votre héro pour préparer et de consommer ses propres plats afin de récupérer des points de vie dans l’aventure. Si l’on apprécie cet aspect, il est tout de même important de noter que le tambour, que l’on obtient dès le début de l’aventure, permet déjà de restaurer de l’énergie facilement… Néanmoins, cela constitue un bon prétexte pour partir à la chasse aux champignons et cueillir tout ce que vous pouvez trouver durant votre aventure. Et si vous n’êtes pas adepte des champignons, il est bon de noter que le jeu propose également de partir à la pêche, et de tenir un livre qui répertorie les différentes espèces.
Côté durée de vie, comptez facilement 30 heures pour boucler l’histoire principale, et bien plus si vous vous investissez dans la vie du village, la gestion des ressources, les relations sociales ou les activités annexes. Entre les festivités à organiser, les améliorations à apporter dans l’arbres des compétences, les différentes statues de grenouilles à trouver ou encore les quelque pseudo donjons à explorer, il y a toujours quelque chose à faire, à condition d’apprécier un rythme de jeu plus lent et contemplatif.
Par contre, faites attention à l’heure, car si le jeu est assez tranquille, votre héros est humain et va donc se fatiguer… Ainsi, si vous dépassez le seuil de 00h45 dans l’horloge du jeu, il tombera dans les pommes, et vous devrez tout recommencer !
Verdict : on vous invite grandement à dormir et à partir tôt le matin pour continuer votre quête principale, où il faudra parfois traverser des zones labyrinthiques ou encore combattre des boss. Il est donc essentiel de bien se préparer avant chaque expédition : choisissez avec soin votre arme principale, votre arme secondaire ainsi que vos accessoires. N’hésitez pas à passer par la forge pour améliorer votre équipement, car un petit boost de stats peut faire toute la différence face à un ennemi coriace, et vous faire gagner un temps précieux. Une bonne préparation est souvent la clé pour éviter les mauvaises surprises et progresser sereinement dans l’aventure.
Et si le voyage peut sembler long lors d’une première session, n’hésitez pas à rentrer dormir et à y retourner le lendemain matin via le voyage rapide, qui vous permettra de revenir à un point exploré précédemment. Voilà qui est dit !
Ça pourrait être mieux !
Disons-le clairement, Rune Factory: Guardians of Azuma propose une aventure singulière qui devrait ravir les fans du genre avec son ambiance chill, son scénario classique mais plaisant, le tout façonné par un aspect social très prononcé où chacun peut avancer à son rythme.
Mais malgré ses qualités indéniables, le jeu peut décevoir sur plusieurs aspects. La première est sans aucun doute les quelques soucis de framerate que nous avons rencontrés durant nos différentes sessions de jeu sur Nintendo Switch 2. Bien que le jeu soit fluide la plupart du temps en mode docké, il nous est arrivé parfois d’avoir quelques ralentissements ici et là, qui furent vite rétablis, mais la chute soudaine de FPS se fait ressentir. On pourrait également noter une certaine répétitivité, car dans chaque région que vous visiterez, il faudra à chaque fois refaire vivre un village, découvrir un dieu… Ce qui donne une sensation de répétitivité qui ne plaira pas à tous, malgré un scénario bien ficelé.
En dehors de cela, on pourrait également parler des graphismes qui sont certes mignons, mais sans plus. On apprécie évoluer dans les différentes régions du jeu, on aime les couleurs pastel de l’été et du printemps, la teinte grisâtre et marron de l’automne, ou encore le blanc et le bleu pour la région hivernale… Mais pour 69 € sur Nintendo Switch 2 (, on pourrait s’attendre à un peu mieux à une époque où le moteur du jeu Unreal Engine qui a servi pour développer le titre propose des choses plus éloquentes.
En revanche, la version Nintendo Switch 2 dispose d’une fonctionnalité exclusive bien pensée : la possibilité d’utiliser un Joy-Con comme souris, vous permettra de gérer plus intuitivement vos zones de construction champs, maisons, ateliers comme si vous aviez une souris entre les mains. Cela apporte une vraie fluidité dans l’interface, notamment lors de la réorganisation du village. Un petit plus bienvenu, qui rend l’expérience plus ergonomique pour les joueurs sur cette plateforme.On pourrait également parler de certains aspects sociaux et quêtes secondaires qui, bien que sympathiques, nous imposent d’être présents à certains horaires précis. Si, la plupart du temps, il suffit d’aller dormir ou de faire une sieste pour patienter, il arrive parfois que les quêtes ne soient pas dans ces créneaux, et qu’il faille attendre…
Au début du jeu, cela n’est pas très grave, car il y a plein de choses à faire avec la construction, l’agriculture et compagnie. Mais cela devient un peu plus problématique quand cela arrive à une période où vous êtes déjà bien développé, et que vous ne savez plus quoi faire pour patienter…
Conclusion
Rune Factory: Guardians of Azuma est un jeu qui ne manque pas de charme. Son ambiance apaisante, son aspect social poussé et son mélange de simulation agricole et de RPG en font une expérience rafraîchissante. Malgré quelques faiblesses techniques, notamment du côté du framerate le jeu propose une aventure sincère, portée par un univers attachant et des mécaniques de jeu solides. Ce n’est peut-être pas le plus impressionnant techniquement, mais il compense largement par sa personnalité et son originalité. Un titre qui mérite qu’on lui laisse sa chance.
Conclusion
Les plus
- Ambiance apaisante et immersive
- Mélange réussi entre simulation agricole, RPG et gestion sociale.
- Système de relation riche avec les villageois et personnages secondaires.
- Exploration variée avec des régions liées aux saisons.
- Durée de vie généreuse avec beaucoup d’activités annexes
- Possibilité d'utiliser le Joy-Con en mode souris dans le mode construction
Les moins
- Framerate instable par moments
- Certaines quêtes sociales contraignantes à cause de leurs horaires
- Une certaine répétitivité dans le gameplay

















