Critique – My Hero Academia Vigilantes Episode 1 et 2

À tous les fans de mangas qui attendent fébrilement les sorties du mois d’avril, vous devez être nombreux à trépigner d’impatience à l’idée de découvrir les nouveautés et les suites de vos animés préférés. Entre les nouvelles séries comme To Be Hero X, disponibles sur Crunchyroll, ou encore Lazarus à retrouver prochainement sur Netflix, la profusion d’animes à venir promet de satisfaire les goûts les plus éclectiques en matière de japanimation.

Mais chez GeekNPlay, on aime aussi se replonger dans des titres cultes. Ces mangas qui, même s’ils sont terminés depuis plusieurs mois, continuent de faire vibrer la communauté. Et aujourd’hui, on va parler d’un poids lourd du genre : My Hero Academia. L’œuvre de Kohei Horikoshi, lancée en 2016, a su conquérir le cœur de millions de fans à travers le monde grâce à son savant mélange d’action détonante, d’émotion sincère, et de réflexion sociétale autour de la figure du super-héros.

Mais saviez-vous que derrière les projecteurs braqués sur Izuku Midoriya, All Might, et l’incontournable académie U.A., se cache une autre histoire ? Plus sombre, plus brute, mais tout aussi captivante : celle de My Hero Academia: Vigilantes.

Alors, que vaut vraiment les deux premiers épisodes de Vigilantes ? Cette série parallèle a-t-elle ce qu’il faut pour séduire les fans de My Hero Academia ? On vous donne notre avis dans cette critique, suite à un lien reçu de la part de Crunchyroll pour découvrir les deux premiers épisodes.

MHA Vigilantes – Un spin off qui impressionne !

Vous n’êtes pas sans le savoir : le manga My Hero Academia s’est officiellement terminé l’année dernière, en août 2024 pour être plus précis, mettant un point final aux aventures d’Izuku Midoriya et des héros de Yuei après plus de huit ans d’émotions, de combats épiques et de moments inoubliables. Une page se tourne donc pour les lecteurs, mais du côté de l’animé, l’aventure continue ! Même si nous approchons lentement mais sûrement de la fin, quelques épisodes restent encore à découvrir pour nous faire frissonner une dernière fois… ou presque.

Vigilantes est donc un spin-off à part entière, écrit par Hideyuki Furuhashi et Kohei Horikoshi (l’auteur de MHA) et illustré par Betten Court. On y retrouve donc une autre vision du monde des héros, bien loin des grandes écoles, des projecteurs et des super vilains.

Petit rappel pour ceux qui découvrent : My Hero Academia: Vigilantes se déroule cinq ans avant les événements de la série principale. Et non, ici, pas de Midoriya au programme, même si nous est possible de voir All Might en action au début. On suit un tout autre personnage : Koichi Haimawari, un étudiant plutôt banal qui jongle entre ses cours, un job à mi-temps et… sa vie de justicier urbain, exercée dans l’ombre et sans reconnaissance.

Mais Koichi n’est pas un héros classique, loin de là. Son alter « Glissade » est pour le moins original : il peut glisser sur les surfaces, à condition d’avoir trois membres en contact avec le sol. Autrement dit, pour aller plus vite, il doit… se mettre à genoux. Pas très impressionnant sur le papier (on vous l’accorde..), et pourtant, cela ne l’empêche pas d’aider les gens comme il le peut. Même avec un pouvoir limité, Koichi garde une foi inébranlable en sa capacité à faire le bien.

Tout bascule lorsqu’il croise la route de Pop☆Step, une idol de rue un peu excentrique qui chante sur des lampadaires, et de Knuckleduster, un héros sans alter qui frappe fort et qui n’a rien perdu de sa détermination. Ensemble, ils vont former un trio de justiciers clandestins, bien décidés à combattre le mal là où personne ne regarde.

Et c’est le studio Bones Film, déjà en charge de l’animation de My Hero Academia qui fait l’animation de Vigilantes, une valeur sur en terme d’animation et d’univers comics. Et leur patte est reconnaissable entre mille : une mise en scène épatante, une animation de qualité et un style graphique qui rappelle les comics avec des onomatopées en plein écran et des designs percutants. Vigilantes pourrait parfaitement s’inscrire dans cette lignée, tout en apportant une touche plus sombre et plus urbaine à l’univers.

L’intérêt de Vigilantes, c’est aussi ce regard différent sur la société des héros. Ici, on ne parle pas de grandes batailles ou de super-vilains ultra puissants. On est dans les rues, face à des délits mineurs, à des injustices que les héros officiels n’ont ni le temps ni l’envie de régler. C’est justement là que Koichi et ses compagnons entrent en jeu !

Et pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur l’intrigue de l’anime, voici le résumé proposé par Crunchyroll :

Koichi Haimawari est un étudiant ordinaire qui a mis de côté son rêve de devenir un héros. Dans un monde où 80 % de la population possède des pouvoirs appelés Alters, seuls quelques élus accèdent au statut de héros professionnels. Tout change pour Koichi lorsque, après avoir été sauvé par le justicier Knuckleduster, lui et Pop☆Step sont recrutés pour devenir à leur tour des justiciers de l’ombre.

Entre hors-la-loi et véritables héros, la frontière est parfois bien mince !

Si notre jeune étudiant Koichi, qui se fait appeler « Gentle-man » dans son rôle de justicier, décide soudainement de passer à l’action, ce n’est pas pour sauver le monde… mais pour s’attaquer à tous ces petits délits du quotidien que tout le monde ignore. Des incidents mineurs, souvent jugés insignifiants, que les héros professionnels délaissent car ils n’affectent qu’un individu à la fois. Et c’est là que Vigilantes frappe fort : en pointant du doigt cette réalité, il met en lumière une face cachée de la société des héros. Une société où seuls les grands problèmes attirent l’attention, laissant les petits tracas à l’abandon.

Le spin-off offre ainsi une mise en avant de ce système, tout en développant un pan de l’univers MHA encore peu exploré. On y découvre une facette plus humaine, plus terre-à-terre, avec des personnages auxquels on peut s’identifier. Ce n’est pas la gloire ou la reconnaissance qui pousse Koichi et ses alliés à agir, mais un profond sentiment d’injustice face à des situations que tout le monde préfère ignorer. Alors oui, lorsqu’il devient justicier, Koichi ne vole pas au secours des innocents dans des explosions dignes d’Hollywood : il ramasse les poubelles, aide à retrouver des objets perdus, bref… il devient un héros du quotidien.

Mais derrière ces petites actions, il y a une idée forte : aider les plus faibles, même quand on l’est soi-même. Ce thème, on le retrouvait déjà dans My Hero Academia avec Izuku Midoriya, qui, dès le début de la série, n’hésitait pas à se jeter dans le feu de l’action pour protéger les autres, malgré son absence de pouvoir. C’est ce même élan sincère qui pousse Koichi à intervenir, peu importe les risques. Comme Izuku, il est aussi un immense fan d’All Might, à tel point que son costume de justicier  loin d’être impressionnant – est une sorte de version discount du costume du héros numéro un.

Dans Vigilantes, on découvre donc l’envers du décor, celui où les héros ne sont pas toujours encadrés, médiatisés ou reconnus. Koichi, Pop☆Step et Knuckleduster vont devoir agir dans l’ombre pour démanteler une organisation criminelle impliquée dans la fabrication de drogue. Une mission risquée, menée par des gens ordinaires qui veulent rendre le monde meilleur, à leur échelle. Même si cela implique de faire le sale boulot que personne ne veut faire.

Ce premier épisode pose les bases d’une saison qui s’annonce riche en rebondissements, même si on aurait aimé une entrée en matière un peu plus percutante. Le scénario installe son univers avec justesse, mais les antagonistes manquent encore de profondeur. Contrairement à MHA, où les vilains bénéficiaient souvent d’un traitement nuancé, ici les ennemis sont pour l’instant plus classiques, attaquant sans vraie raison apparente. On espère que les prochains épisodes creuseront davantage leur psychologie.

Autre petit bémol : le rôle des personnages féminins. Pour l’instant, Pop☆Step reste cantonnée au cliché de la fille qu’il faut sauver. On aurait aimé la voir plus active, plus autonome, même si on sent que son développement est prévu pour la suite de la série. Il faudra donc attendre les prochains épisodes pour juger de l’évolution du trio et de l’impact réel de leurs actions.

Un deuxième épisode musclé avec Eraser Head en action !

© H. Furuhashi, BETTEN. C, K. Horikoshi/SHUEISHA, Vigilante Project

Une semaine après un premier épisode prometteur, My Hero Academia: Vigilantes revient avec un second round qui ne perd pas de temps ! L’histoire continue de se construire autour de Koichi, Pop☆Step et Knuckleduster, notre trio de justiciers de l’ombre, toujours déterminés à aider les citoyens… tout en remontant la piste de la mystérieuse organisation qui distribue le Trigger, une drogue aux effets destructeurs.

Et cette fois, on entre direct dans le vif du sujet : le ton est donné dès les premières minutes avec un combat intense entre Eraser Head (Aizawa-sensei) et Knuckleduster. Animation fluide, mise en scène dynamique… encore une fois, le studio ne déçoit pas. Chaque mouvement est millimétré, et l’action est portée par une réalisation qui capte toute l’énergie brute de l’univers MHA.

Quand la justice a plusieurs visages…

© H. Furuhashi, BETTEN. C, K. Horikoshi/SHUEISHA, Vigilante Project

Si le premier épisode posait les bases de l’histoire et du contexte, ce deuxième mise tout sur la tension et les confrontations. On sent bien que le Trigger n’est pas juste un prétexte scénaristique : c’est une vraie menace pour la société et un danger pour les vilains eux-mêmes.

Mais tout n’est pas si simple pour notre équipe de justiciers improvisés. Bien qu’ils interviennent pour faire le bien, Koichi, Pop☆Step et Knuckleduster ne sont pas reconnus comme des héros officiels. Au contraire, leur statut les place entre la légalité et l’illégalité. Ils filent un coup de main à la police sur certains délits, certes… mais restent perçus comme des hors-la-loi, car ils n’ont pas de licence professionnelle de héros ni de reconnaissance officielle. La police pourrait bien être à leur trousse…

Alors on s’interroge : jusqu’où peut-on aller pour rendre justice ? Peut-on réellement leur reprocher d’agir quand les vrais héros n’interviennent pas sur les « petits » problèmes ? Des questions qui méritent réflexion et que l’anime soulève habilement.

Une chose est sûre, l’histoire de Vigilantes ne fait que commencer, et notre trio a encore bien des épreuves à affronter. Entre les choix moraux, les combats qui montent en puissance et les dangers à venir, on sent que cette série a encore de belles surprises à offrir !

Conclusion

Avec My Hero Academia: Vigilantess, on plonge dans un univers bien connu, mais sous un angle totalement différent. Loin de l’académie U.A. et des grandes batailles contre des super-vilains charismatiques, ce spin-off nous embarque dans les rues, au plus près des injustices oubliées. En suivant Koichi, Pop☆Step et Knuckleduster, on découvre une société des héros aux failles bien visibles, où la lumière ne suffit pas à faire disparaître l’ombre.

Le premier épisode prend son temps pour installer son ambiance, ses personnages et ses enjeux. Même si on aurait aimé un peu plus de punch dès le départ, les bases sont solides. L’animation reste fidèle à l’univers de MHA, et le ton plus mature et réaliste de Vigilantes apporte un vent de fraîcheur bienvenu. Certes, quelques éléments demandent à être peaufinés — notamment la profondeur des vilains ou le traitement des personnages féminins — mais il y a ici un vrai potentiel narratif.

Le deuxième épisode confirme que la série n’a pas l’intention de traîner. Avec un rythme plus soutenu, des combats percutants, et l’entrée en scène de figures emblématiques comme Eraser Head, l’histoire prend déjà de l’ampleur. On sent que les enjeux se précisent autour du Trigger et que la frontière entre le bien et le mal s’efface petit à petit.

On est donc curieux de voir jusqu’où cette bande de justiciers clandestins pourra aller ! Et vous, êtes-vous prêts à suivre ces « héros de l’ombre » ? Réponse dès les prochains épisodes, disponible tout les lundis sur Crunchyroll !

*Critique réalisée grâce à un lien Crunchyroll

Conclusion

8,3/10
Avec My Hero Academia: Vigilantess, on plonge dans un univers bien connu, mais sous un angle totalement différent. Loin de l’académie U.A. et des grandes batailles contre des super-vilains charismatiques, ce spin-off nous embarque dans les rues, au plus près des injustices oubliées. En suivant Koichi, Pop☆Step et Knuckleduster, on découvre une société des héros aux failles bien visibles, où la lumière ne suffit pas à faire disparaître l’ombre.
Le premier épisode prend son temps pour installer son ambiance, ses personnages et ses enjeux. Même si on aurait aimé un peu plus de punch dès le départ, les bases sont solides. L’animation reste fidèle à l’univers de MHA, et le ton plus mature et réaliste de Vigilantes apporte un vent de fraîcheur bienvenu. Certes, quelques éléments demandent à être peaufinés — notamment la profondeur des vilains ou le traitement des personnages féminins — mais il y a ici un vrai potentiel narratif.
Le deuxième épisode confirme que la série n’a pas l’intention de traîner. Avec un rythme plus soutenu, des combats percutants, et l’entrée en scène de figures emblématiques comme Eraser Head, l’histoire prend déjà de l’ampleur. On sent que les enjeux se précisent autour du Trigger et que la frontière entre le bien et le mal s’efface petit à petit.
On est donc curieux de voir jusqu’où cette bande de justiciers clandestins pourra aller ! Et vous, êtes-vous prêts à suivre ces "héros de l’ombre" ? Réponse dès les prochains épisodes, disponible tout les lundis sur Crunchyroll !

Les plus

  • Une animation de qualité
  • L'univers MHA
  • Thème de l'injustice bien amené
  • Plus de tension dans le deuxième épisode
  • Eraser Head

Les moins

  • Un début un peu lent
  • Des combats peu percutants
  • Des méchants trop classiques