Voici en détail notre interview avec le CEO du Pixminds Furusato et du groupe Pixminds, à savoir Lionel Chataignier. Pour plus de compréhension et de contexte, nous vous invitons à aller lire notre article dédié au Pixminds Furusato.
Pouvez-vous brièvement vous présenter (nom, prénom et fonction)?
- Lionel Chataignier, CEO du Pixminds Furusato et du groupe Pixminds.
Pouvez-vous décrire en quelques phrases le PIXMINDS FURUSATO?
- Le Pixminds Furusato, c’est la génèse du gaming : tout ce qui permet de revivre ou faire découvrir les bases de cette culture si riche et inter-générationnelle : c’est une collection rare et incroyable d’ordinateurs, de consoles, de bornes d’Arcade qui ont fait l’histoire du jeux vidéo. Mais c’est aussi une équipe e-Sport – la Team VALIANT et sa salle d’entraînement, un espace détente aux couleurs du japon, un corner TSUME présentant les Ikigai designés par Cyril Marchiol. Le tout gratuit, entrée et jeux, parce que la passion doit pouvoir se partager sans limite !
Comment vous est venue l’idée du PIXMINDS FURUSATO et fut-elle difficile à mettre en place et/ou conceptualiser?
- Le Furusato a toujours été là. Parce que c’est là d’où l’on vient, ce qui a fondé les hommes, les concepts, les produits qui font Pixminds aujourd’hui. La collection a toujours existé. Depuis la fin des années 80 et l’ouverture du magasin LUDOTEC en 92, elle s’est étoffée de tout ce qui me passait entre les mains et que je pouvais rapporter du Japon ou d’ailleurs. C’est avec cette passion dans les gènes qu’avec nos équipes d’ingénieurs, nous avons conçu et développé en France des gammes de manettes, souris, casques, etc. Steelplay et Lexip, multi-récompensés tant pour leur design que pour leurs innovations (22 awards reçus au CES à Las Vegas, et 6 du German Design Council en Allemagne).
- La collection a été ouverte au public en 2018 sous le nom de MHV (Museum d’Histoire Virtuelle), dans les locaux de Pixminds. Année après année, de nouveaux postes ont été rendus jouables. Quand en 2022 la team VALIANT a rejoint le groupe, une place leur a été faite au plus près du musée, pour que joueurs et coach y puisent chaque jour l’inspiration et l’énergie pour exceller dans leur sport, et ils ont fait bien plus que cela. En moins d’un an : Champions de France VALORANT, Champions d’Europe ROCKET LEAGUE, et Top 3 World FORTNITE. Le FURUSATO s’est donc imposé de lui-même, comme une évidence, pour faire partager au plus grand nombre ce que la culture gaming peut apporter de meilleur.
Pourquoi avoir choisi la Savoie ainsi que la région Auvergne-Rhône-Alpes pour le PIXMINDS FURUSATO ? Pensez-vous que la région manque d’initiatives de ce type ? Si oui, pourquoi selon vous?
- La question ne s’est jamais vraiment posée. Nous aurions pu nous développer aux Etats-Unis ou ailleurs, mais c’est ici que Pixminds est né, en Savoie, tout comme l’équipe Valiant. Le dynamisme de la région n’avait pour nous rien à leur envier, et il n’existe nulle part ailleurs un tel lieu. Le concept japonais du Furusato découle directement de ce bonheur à l’évocation du lieu qui nous a vu naitre. C’est ici qu’il devait être, c’est ici qu’il est.
Pouvez-vous brièvement décrire quelques activités/jeux du PIXMINDS FURUSATO ? Quelle est votre activité préférée ?
- Toutes ! Avec près de 210 consoles, ordinateurs, Game & Watch, et jeux électroniques anciens, toutes époques confondues, nous n’avons que l’embarras du choix. Mais si je devais en sélectionner une, ce serait Final Fight sur Super Nes. Parmi la collection, on retrouve notamment la Dreamcast black de Sega, le Virtual boy de Nintendo, la véritable PSX de Sony, l’Apple 2 ou encore le Commodore 64.
Qu’est-ce que ce projet représente à vos yeux ?
- Il est très important pour nous tous, car il permet aux passionnés de découvrir émerveillés et avec des yeux d’enfants tout ce qui a permis de construire Pixminds et ce qui est le sens même du gaming : les valeurs du jeu, du partage, et des rencontres.
Le PIXMINDS FURUSATO présente-t-il également certains métiers du jeu vidéo (développeurs, programmeurs, joueurs Esport…) ? Si non, envisagez-vous une section dédiée aux professionnels de l’industrie dans ledit lieu ?
- Tous ces métiers sont présents chez Pixminds : nous intentons nos technos avec pas moins de 22 brevets déposés et nous développons les softs de nos accessoires gaming, les souris notamment ; mais seul l’eSport est directement accessible au PixmindsFurusato avec la team Valiant.
À long terme, comment envisagez-vous la progression du PIXMINDS FURUSATO (attractivité, événements, salons…) ?
- Nous venons d’ouvrir sous ce nouveau format. Séminaire d’entreprise, Escape Game, anniversaire… pourquoi pas. Sur les 400 m2 de ce temple du retrogaming, tout est possible ! Notre unique souhait est de le voir vivre, que le public se l’approprie, et qu’il suscite au quotidien autant d’enthousiasme que celui vécu lors de son inauguration.
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