Screamer est un jeu de course automobile développé et édité par Milestone. Le titre est disponible depuis le 26 mars 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC ! Mais saviez-vous qu’il s’agit ici d’un reboot d’une vieille licence ? Non ? Alors, on fait le point sur tout cela.
2026, année du reboot
Décidément, l’année 2026 est propice aux reboots de séries ! Si vous lisez assidûment GeekNplay, vous avez sans doute lu notre test concernant le jeu de Bungie nommé Marathon, qui a connu un reboot en 2026 qui, bien que séduisant, celui-ci n’arrive pas à convaincre l’ensemble des foules pour le moment… Est-ce que Screamer aura le même problème ? Peut-être… Mais avant de parler de tout cela, il est bon de faire une petite rétrospective sur la licence.
La licence Screamer naît au milieu des années 90, à une époque où la 3D sur PC commence tout juste à impressionner. Avec Screamer, le studio italien Graffiti avait proposé un jeu de course par excellence avec de sa vitesse et sa fluidité. Là où certains titres cherchent déjà la simulation, Screamer adopte une approche plus directe, plus nerveuse, presque arcade, tout en gardant un minimum de crédibilité dans la conduite. Il s’inscrit dans une période charnière du jeu de course, entre les sensations immédiates d’un Ridge Racer et les ambitions plus réalistes d’un Need for Speed, bien que tout les trois optent pour un style arcade.
Les suites, comme Screamer 2 et Screamer Rally, prolongent cette formule sans réellement la transformer en profondeur. Elles peaufinent la technique, élargissent le contenu et explorent légèrement d’autres terrains comme le rallye, mais la série reste fidèle à son identité : une conduite accessible, rapide et orientée plaisir immédiat. Malgré ces qualités, Screamer peine à s’imposer durablement face à une concurrence de plus en plus structurée, notamment avec l’arrivée de licences qui vont dominer le genre sur le long terme, comme Gran Turismo. Peu à peu, la franchise disparaît, devenant un souvenir pour les joueurs de l’époque plutôt qu’un pilier toujours actif.
Pendant plus de deux décennies, Screamer reste ainsi silencieux, presque figé dans le temps, et il aura fallu attendre l’année 2026 pour le voir revenir sous l’égide du développeur italien Milestone.


Le contexte
Sur le papier Screamer semble avoir une carte à jouer en 2026 avec son environnement coloré, son côté animé et sa campagne solo prenant place dans un tournoi.
On y suit notamment les Green Reapers, formés par Hiroshi, Roisin et Frédéric, au cœur d’un arc narratif centré sur la vengeance. Leur objectif : faire payer la mort de leur ancienne cheffe, assassinée brutalement par un membre d’une équipe adverse qui bien évidement participe au tournoi de rue automobile illégale…
Vous l’avez compris, votre objectif premier n’est pas de gagner des courses, mais tenter de faire une sortie de piste a un membre de l’équipe adverses pour qu’il trouve la mort dans un « regrettable accident » ! Mais si tout était aussi simple, le jeu screamer n’aurait pas une durée de vie exceptionnel, et il suffirait de fracasser celui-ci rapidement pour le tuer.
C’est à ce moment-là que l’on se rend compte de l’importance du scénario dans le jeu, où chaque voiture devant participer à la compétition se voit intégrer l’Echo System, une technologie permettant d’effectuer des actions offensives et défensives en pleine course. Dit comme ça, cela ne veut rien dire, mais dans les faits, la technologie Echo permet de revenir quelques instants après une explosion et d’éviter la mort.
Vous l’avez compris, c’est à partir de ce moment-là que le tout se complique, car comment créer un accident avec une technologie qui permet d’éviter la mort ? Une question pas évidente pour une technologie qui cache bien ses secrets et qui permet de faire bien plus que cela.


Le gameplay et les modes de jeux
Vous l’avez compris, Screamer est un jeu qui propose des courses de voitures, mais le tout est lié à un scénario en béton qu’il faudra comprendre au fur et à mesure. Mais d’emblée, vous serez surpris par le jeu, et ne cherchez pas des options dans les menus, car le titre propose des dialogues sous forme de bulles sur images fixes, à la façon BD…
Mais ce qui va vite vous perturber, c’est que les personnages parlent chacun dans leur langue natale… Et si vous comprendrez sans trop de difficulté le français, il n’en sera pas de même avec la langue hispanique ou japonaise, par exemple, qui seront diffusées dans leur langue d’origine mais traduites dans les bulles. Un choix déconcertant, et ce n’est pas la seule chose qui va surprendre dans le jeu.
On va maintenant parler de gameplay, et vous vous imaginez bien qu’un jeu arcade propose un gameplay fun ! Sur le papier, ça ressemble à cela, car le titre vous invite à faire du drift, et cela n’est pas anodin, car les routes sont souvent étroites. La règle du jeu n’est pas de conduire, mais de drifter pour charger les différentes jauges de votre moteur, et bien évidemment en évitant de taper les rebords de la route, sous peine de perdre ce que vous venez d’acquérir.
En gros, Screamer ne pardonne rien… Le pilotage repose sur une séparation totale des commandes : l’avant du véhicule sous le joystick gauche, l’arrière sous le droit. Une configuration atypique qui demande un vrai sens du timing et une coordination quasi instinctive.
Et ça, c’est dans les premiers tours de piste, car si vous souhaitez exceller dans le jeu, il faut savoir que celui-ci propose une conduite semi-automatique ! Qu’est-ce que ça veut dire ? À cette question, nous vous répondrons qu’il faudra utiliser la gâchette L1 pour passer les vitesses dans le meilleur timing. Cela vous permettra de gagner rapidement de la vitesse, mais également de faire grimper votre barre de boost.
Car oui, la technologie Echo ne permet pas seulement de feindre la mort, c’est une technologie bien plus complète que cela. En effet, si au départ il sera possible d’utiliser un court boost pour prendre l’avantage sur ses ennemis, il sera possible par la suite d’activer l’overdrive, qui vous rendra totalement indestructible et rapide pendant un laps de temps, ou encore d’utiliser un bouclier pour éviter de prendre des dégâts face à l’IA qui n’hésitera pas à vous tamponner.
Vous l’avez compris, la campagne solo, mise sous forme de tournoi, va rapidement évoluer au fil du temps, mais pour cela il faudra réussir les défis imposés pour avancer dans le scénario principal…


A côté de cela, Screamer propose plusieurs modes de jeu, et il est temp de faire un tour d’horizon. En dehors du mode tournoi, il existe également des modes solos. On retrouve tout d’abord la course classique, idéale pour se familiariser avec les circuits et les sensations de conduite. Le mode course en équipe apporte une dimension stratégique supplémentaire, en demandant de coopérer avec ses coéquipiers pour atteindre la victoire. Les défis Score, quant à eux, mettent l’accent sur la performance et la précision, en incitant à accumuler un maximum de points.
Le défi Overdrive propose une expérience plus nerveuse et dynamique, tandis que le mode Point de passage impose de franchir des checkpoints dans un temps limité, sous peine d’élimination. Enfin, le contre-la-montre permet aux joueurs de se concentrer uniquement sur leur pilotage afin de réaliser le meilleur temps possible.
Côté multijoueur, Screamer offre la possibilité de jouer en ligne mais également en écran splitté jusqu’à quatre joueurs, pour des parties conviviales en local, et il est bon de noter cela, car cela se fait rare de nos jours.
Bien évidemment, si l’on peut jouer en mode local, le titre propose également de jouer en ligne pour affronter d’autres pilotes à distance.
Vous l’avez compris, le titre propose de nombreux modes : solo, multijoueur en ligne, et même un mode solo plus approfondi. Le gameplay n’est pas facile à prendre en main et demandera un certain apprentissage, le tout avec des graphismes chatoyants, une bande-son punchy, et même un mode photo modulable à volonté. Mais est-ce vraiment le jeu attendu ?


Une sortie de route ?
Sur le papier, Screamer a tout pour plaire avec des voitures stylisées en cel-shading, un scénario ce qu’il faut l’avouer, est assez rare dans un jeu de voiture, des cut-scenes animées de toute beauté et un gameplay exigeant !
Malheureusement, si le gameplay exigeant plaira sans aucun doute à une frange de joueurs, il mettra de côté une autre partie qui finira par baisser la difficulté, voire par abandonner totalement le jeu, qui propose dans le tournoi des défis pas forcément faciles à réaliser, comme finir dans le top 3 avec une IA très agressive où la moindre erreur se paie cash, ou encore détruire des voitures qui, en facile, n’avancent pas assez vite et sont derrière vous rendant leur destruction impossible ou, à l’inverse, bien trop rapides pour être percutées en difficulté supérieure… Au final, soit on s’accroche et on joue si l’on a du temps devant soi, soit on abandonne la partie.
Mais l’abandon de la partie peut aussi arriver dans les nombreuses phases textuelles qui, bien qu’intéressantes parfois scénaristiquement parlant, peuvent dans d’autres cas être assez longues, voire creuses, avec des dialogues interminables et de nombreux soupirs qui finissent par agacer.
Finalement, Screamer, c’est un bon jeu ou pas ? La réponse dans notre verdict.
Conclusion
Au final, Screamer est un jeu de voiture à ne pas mettre dans toutes les mains, et il va falloir passer plusieurs heures d’apprentissage avant de bien manier le gameplay et d’appréhender le titre comme il se doit…et seulement après prendre du plaisir manette en main.
Les plus
- Graphismes stylisés et colorés, ambiance cel-shading réussie
- Gameplay exigeant avec le système Echo et le drift
- Mode solo riche avec scénario intégré
- Multiples modes de jeu, incluant multijoueur en ligne et local
- Bande-son punchy
- Dispose d'un mode photo
Les moins
- Courbe d’apprentissage assez raide
- Difficulté parfois frustrante selon les défis
- Phases textuelles parfois trop longues...
- Jeu pas totalement “arcade” ni simulation, ce qui peut surprendre certains joueurs


