SCHiM, Le titre indépendant imaginé par Ewoud van der Werf et Nils Slijkerman est désormais disponible sur tous les supports actuels ! Une occasion de découvrir un jeu de plateforme singulier qui vous invite à sauter d’ombres en ombres dans des décors 3D isométriques. Geeknplay a eu la chance de pouvoir tester la petite bête éditée par Extra Nice et PLAYISM via un code dématérialisé pour la Nintendo Switch. Faut-il craquer pour ce titre indépendant fortement original ? Éléments de réponses.
Préambule : Qu’est-ce qu’un « Schim »
« Un schim est l’âme et l’esprit d’un objet, d’une chose ou d’un être vivant. Absolument tout ici-bas en possède un. Un schim ne devrait jamais être séparé de son alter ego ! »
Et pourtant, c’est ce qui arrive ici. Notre pauvre petit schim jumelé à un être humain se voit séparé de son hôte dès le préambule du jeu.
Dès lors, il vous faudra faire preuve d’adresse, d’inventivité et faire preuve d’adaptation à votre environnement afin de vous unir à nouveau à votre humain.
Vous l’aurez compris, le postulat de départ du titre est minimaliste. Toutefois, même si la force du titre ne réside pas dans son histoire mais dans son gameplay, force est de constater que voir évoluer le personnage principal dans sa vie de tous les jours n’est pas dénué d’intérêt. En particulier avec un final de feu !
Mais assez tourner autour du pot, parlons sans plus tarder du Gameplay de SCHiM.
Des mécaniques de jeu originales au service d’un rendu esthétique singulier
Qui n’a jamais joué à sauter d’ombre en ombre en se baladant dans une rue ? C’est ce jeu qui est au cœur du gameplay de SCHiM et constitue tout son intérêt. Le SCHiM a l’apparence d’une grenouille aux gros yeux. Elle nage dans les ombres avec dextérité et peut bondir loin devant elle afin de plonger à nouveau dans les ténèbres. Vous avez la possibilité de changer la caméra sur 4 axes d’angles différents afin d’embrasser votre environnement dans sa globalité. Si jamais vous vous perdez, une touche vous permet de savoir où vous rendre.
Si jamais vous restez trop longtemps dans la lumière, votre petite boule du néant explose et vous réapparaîtrez à un proche checkpoint.
Les premiers niveaux vous permettent de vous familiariser avec ce gameplay atypique. La prise en main est rapide et on comprend vite le but du jeu. C’est donc avec plaisir que nous contrôlons notre personnage jamais vu auparavant.
Il faudra parfois ruser et profiter de l’ombre d’un passant, d’un véhicule ou d’un animal afin de rejoindre l’ombre d’objets plus conventionnels tels que celle d’une voiture en stationnement ou d’un arbre.
Les niveaux s’avèrent assez originaux et diversifiés vous invitant au cœur d’une usine, à un grand parc en passant par un supermarché. La palette de couleurs change à chaque fois pour capturer le décor, l’heure de la journée et l’ambiance de chaque lieu exploré. Le menu vous permet de régler ces couleurs bichromes mais également d’agrandir les « traits » pour un meilleur confort visuel.
L’autre atout principal du gameplay réside dans le fait de pouvoir interagir avec les ombres dans lesquelles vous vous trouvez. Cela permet de rompre une certaine monotonie et nous permet de nous amuser parfois au détriment des personnages avec lesquels on partage un peu de notre temps. Vous aurez ainsi l’occasion de faire miauler un chat, klaxonner une voiture, faire éternuer les gens mais surtout vous pourrez faire passer le feu au rouge, baisser des barrières, allumer des lampadaires entre autres interactions.
Enfin, sachez que l’histoire se finit assez vite. Afin de faire durer le plaisir, les développeurs ont eu la bonne idée de disséminer dans certains de leurs niveaux un ou plusieurs objets à retrouver. En effet, certains de vos compatriotes SCHiM ont également perdu l’objet auquel ils sont rattachés, et il vous appartiendra de les leur retrouver. Cela va d’un saut à un pneu en passant par des ours en peluche, des cartons ou des vélos. Certains de ces objets sont bien cachés et il faudra être attentif et explorer les niveaux dans leur globalité afin de les retrouver. Cela n’apporte rien, mais cela reste fortement satisfaisant.
Pour aller plus loin
Si l’inspiration du gameplay de Ewoud van der Werf et Nils Slijkerman est sans aucun doute leur jeu d’enfant, le fait de contrôler une grenouille au milieu de la circulation nous a également fait penser à Frogger. En effet, le jeu d’arcade culte signé Konami sorti en 1981 (adapté sur une multitude de support dans la console Atari) ne vous propose-t-il pas de jouer une grenouille et de déjouer le trafic d’une route ou d’une rivière pour rejoindre le trottoir ou la rive d’en face ? Ici toutefois vous ne mourrez pas vraiment car les vies sont (logiquement) infinies et vous chercherez plus les voitures que vous ne les éviterez.
En outre, l’originalité, l’aspect esthétique minimaliste et l’interaction avec les personnages rencontrés nous a également fait quelque peu penser à Untitled Goose Game. Même si, nous le concédons, le fait de retrouver des ressemblances est purement subjectif et personnel.
Enfin, un dernier mot concernant la version Switch testée ici. Si celle-ci ne souffre pas de défauts majeurs, force est de constater que l’animation souffre quelquefois d’un manque flagrant de fluidité. Cette sensation est surtout présente au début des niveaux lorsque l’on vous montre tout le chemin qui vous sépare de votre objectif. Mais comme dit précédemment, ce petit bémol ne vous empêchera pas de profiter pleinement de l’aventure sur la console hybride de Nintendo, que ce soit sur grand écran ou en mode nomade.
Conclusion:
Nul besoin de tergiverser et d’en parler davantage. SCHiM s’avère être un « petit » jeu par rapport à son poids en Go et son esthétisme minimaliste mais qui nous apporte une « grande satisfaction » notamment grâce à son esthétisme, son gameplay intelligent et original reposant sur le jeu de l’ombre et de la lumière et son histoire attachante. Même si on peste un peu que notre Schim ne soit pas capable de sauter plus tôt dans l’ombre à laquelle il appartient alors que ce dernier passe parfois très près de lui, on comprendra que le temps n’est pas encore arrivé pour ce dernier d’être en phase avec son psyché. En ce sens, le Shim peut être vu comme son inconscient. En psychologie, selon Piaget, un schème est une action organisée, structurée et généralisable d’une situation à une autre. Il permet à une personne de s’adapter à une situation donnée (Renou, 2005)
Mais assez philosopher, si vous souhaitez passer un moment agréable et découvrir un jeu original, Shim est fait pour vous ! De notre côté, nous vous conseillons de surveiller une éventuelle promo pour craquer pour ce petit bijou d’inventivité.
A noter que le titre sera disponible en physique avec quelque bonus le 25 octobre sur PlayStation 5 et Nintendo Switch grâce à Maximum Entertainement.
SCHiM
0.00POINTS POSITIFS
- L’originalité
- L’esthétisme
- Le gameplay accessible
- Les petites histoires qui constituent une grande histoire
- Les objets à trouver
- Les animaux
POINTS NÉGATIFS
- Des axes de caméra pas toujours optimaux qui gâchent quelque peu la visibilité
- La musique pas assez présente et/ou percutante
- Certains niveaux trop « grands »
- Un poil répétitif
- Un mode « speed run » aurait été bienvenu









