Un an après l’épisode III HD-2D, Square Enix nous donne l’opportunité de (re)découvrir les épisodes I & II de Dragon Quest dans une version en HD-2D. Une aubaine pour les fans de RPG à l’ancienne désireux de découvrir les deux premiers épisodes de cette série emblématique qui ne cesse d’émerveiller les joueurs. Sortie le 30/10/2025 sur Nintendo Switch 1 et 2, PC, PlayStation 5 et Xbox Series, nous avons eu l’opportunité de tester DRAGON QUEST I & II HD-2D Remake sur la console hybride de Nintendo via un code fourni par l’éditeur. Faut-il se jeter sur ce remake HD ou passer son chemin et attendre la sortie de Dragon Quest VII Reimagined ? Éléments de réponse.

Pourquoi DRAGON QUEST I & II HD-2D Remake sort après DRAGON QUEST III HD-2D ?!

Les trois premiers épisodes de Dragon Quest sont connus comme la trilogie d’Elric (ou trilogie de Rondo). L’ordre scénaristique chronologique commence en fait avec le 3e épisode qui narre les aventures du héros mythique Elric. Le premier épisode se concentre sur un héritier du héros tandis que le deuxième titre conclut la trilogie sur les 4 descendants des trois royaumes bâtis par ses descendants.

La vraie question est donc de savoir s’il faut avoir joué à DRAGON QUEST III HD-2D pour apprécier pleinement cette compilation ? Il n’en est rien. Chaque titre, même s’ils partagent des références communes, sont indépendants. Ainsi, si vous voulez commencer votre aventure avec cette compilation, vous pouvez le faire sans souci. Nous ajouterions même que nous vous conseillons de commencer par DQ 1 avant de faire le 2 et le 3. En effet, faire une aventure avec un seul personnage après avoir goûté aux joies des combats de DQ 3 risque d’être un mini choc.

Par contre, vous risquerez de vous sentir obligé d’acquérir l’épisode 3 afin de connaître l’origine de cette saga.

Ceci étant dit, il est temps de vous présenter les deux titres contenus dans cet épisode.

DRAGON QUEST I – Une histoire qui a 40 ans

Avant-propos

Le premier épisode de la Saga est créé par la société Enix et est sorti en 1986 sur Famicon (NES japonaise). Il s’inspire des nombreux jeux de rôle sortis sur micro-ordinateur et est généralement considéré comme le premier vrai « J-RPG ». Dès le début, on retrouve Yuri Horii aux manettes et un dénommé Akira Toriyama au Character Design.
Sorti en 1989 aux États-Unis, le titre s’appelle alors Dragon Warrior et l’illustration qui orne la jaquette du jeu n’a plus rien à voir avec les traits du mangaka auteur de Dragon Ball.

Une aventure solitaire revisitée

Le premier Dragon Quest raconte l’histoire d’un héros (vous) qui est descendant du grand Elric (Roto en VO). Les forces du mal sont de retour et le Dragonlord lâche une nouvelle horde de monstres dans le monde. En outre, ils parviennent également à kidnapper la princesse Gwaeline (Laura en VO), fille unique du roi de Tantegel.

Vous allez devoir parcourir les terres d’Alefgard afin de mettre un terme aux ténèbres et restaurer la lumière dans le royaume. Aucun compagnon ne viendra vous prêter main forte dans votre aventure qui pourra vous tenir en haleine durant une bonne vingtaine d’heures.

L’histoire est d’un classicisme absolu. Le héros, qui débarque de nulle part, dont on ne connaît pas le passé mais qui est issu d’une lignée prestigieuse doit délivrer la Princesse retenue prisonnière par un démon et restaurer le bien dans un royaume.
Malgré tout, même si c’est seul que vous arpenterez de nombreux paysages, vous rencontrerez une multitude de personnages hauts en couleur tels que le chaperon vert ou le barde Zalen, descendants directs des compagnons d’Elric.
Ces rencontres ne manquent pas d’humour et ponctuent agréablement l’aventure.

En outre, les ennemis rencontrés sont également nombreux. Les attaques et sorts sont suffisamment diversifiés pour s’adapter à votre façon de jouer et vous ne réfléchirez pas longtemps à savoir à qui vous attribuerez les différentes « graines » du jeu.

Force est de constater que les bases de la série sont bien là ! L’histoire contient son lot de rebondissements et de situations ou moments tragiques. Les thèmes musicaux réorchestrés de Kōichi Sugiyama sont magistraux. Bien sûr, ce remake, même s’il capture le cœur du jeu original, affine avec brio de nouveaux contenus et ajustements de gameplay.

Par exemple, vous pourrez affronter plus d’ennemis en même temps alors que le jeu de base proposait des combats en tête-à-tête. De même, de nouvelles scènes viennent étoffer l’histoire générale et les personnages. En outre, vous pourrez lire des parchemins afin de connaître de nouveaux sorts ou capacités. Dans le même ordre d’idée, la découverte de sceaux viendra augmenter vos capacités aux combats. Enfin, différents paramètres viendront agrémenter la qualité de l’expérience, mais nous y reviendrons plus tard.

Pour conclure cette partie, sachez que c’est donc avec un plaisir non feint que l’on parcourt ce premier épisode qui sert d’amuse-bouche pour la « vraie aventure » de cette compilation.

DRAGON QUEST II – Un travail d’équipe

Cette suite voit le jour sur la Famicon en 1987, soit un an après la sortie du premier épisode.

De nombreuses années ont passé depuis qu’Alefgard a été sauvé par le héros – un exploit qui lui a valu le même titre que son célèbre ancêtre. Ses héritiers ont fondé trois nouveaux royaumes : Médiévande, Connock et Ruisselune. Pourtant, malgré la paix et la prospérité ambiante, le mal croît et une invasion soudaine vient bouleverser la quiétude des royaumes et plonge à nouveau le monde dans les ténèbres.

Ce sera donc à vous de contrôler les descendants d’Elric et de vous dresser face aux forces du mal et tenter de mettre un terme à leurs ambitions démoniaques.

Cette séquelle se caractérise par une exploration bien plus importante que dans le précédent épisode. La taille de la map a quadruplé et les lieux de découvertes s’en trouvent considérablement augmentés. Si le héros de la précédente aventure n’avait pas le pied marin, vous aurez l’occasion ici de prendre la mer avec vos compagnons afin d’explorer le monde de fond en comble. De plus, le titre est également beaucoup moins dirigiste et si vous ne souhaitez pas utiliser d’aide, vous risquez de flâner un petit peu.

En outre, c’est avec plaisir que l’on retourne dans les lieux déjà visités dans le premier opus, dans le continent où les héros légendaires ont autrefois voyagé.

Concernant le scénario, nous suivons donc le destin de jeunes princesses et princes. Chemin faisant, on en apprend un peu plus sur leur personnalité et leurs motivations. Les voir gagner en maturité est fort appréciable. Les scènes humoristiques sont légions, à l’image de ce roi qui n’hésite pas à picoler derrière son trône, mais les drames sont également présents et frappent tôt dans l’histoire.

Cerise sur le gâteau, le doublage des personnages dans certaines scènes apporte ici, comme dans le premier épisode, un plus indéniable et accentue les émotions. Mention spéciale pour l’interprétation de Jun Fukuyama qui double le prince héritier de Cannock.

Une compilation incontournable pour les amateurs du genre,

Malgré son classicisme, c’est avec délectation que l’on (re)découvre ces monuments du J-RPG. Force est de constater que la série n’a pas vraiment changé depuis ses origines, contrairement à une série comme Final Fantasy, l’ancien concurrent de chez Enix. Un reproche souvent cité par ses détracteurs, mais qui est tellement rassurant pour les fans de la saga.

Mis à part le casino, quasiment tous les ingrédients sont présents dans ces titres en aventure. Des ennemis divers et variés au service d’une histoire riche en événements. En outre, l’aspect graphique 2D pixel art dans des décors fait toujours son effet depuis Octopath Traveler.

Personnellement, je ne m’en lasse pas.

Pour finir, sachez que ces remakes proposent de nombreux paramètres personnalisables qui peuvent être changés à tout moment in-game. Notons par exemple la possibilité de jouer en zoomant un peu le paysage, ce qui permet d’apprécier encore plus le titre sur les consoles nomades de Nintendo. La possibilité de changer de difficulté à loisir évitera les frustrations des néophytes et la difficulté « quête draconienne » peut proposer un réel challenge pour les hardcore gamers. Mais il faut bien avouer que d’être « immortel » gâche énormément l’expérience. D’autant plus que le titre effectue de nombreuses sauvegardes automatiques. Si vous mourez bêtement, vous pourrez reprendre juste avant la défaite.

De même, le fait de pouvoir indiquer les prochains objectifs ou les villages secrets directement sur la map facilite un peu la recherche et évite la perte de temps. Enfin, les combats proposés ici sont aléatoires et plus nombreux dans le second épisode que dans le premier. Farmer est la condition sine qua non pour battre des boss particulièrement coriaces, même si la stratégie occupe une place prépondérante dans vos victoires. Heureusement, on peut augmenter la vitesse des combats et même les automatiser.

Conclusion

DRAGON QUEST I & II HD-2D Remake ne déçoit pas. Ceux qui ont aimé le remake HD du III sorti l’an passé apprécieront de replonger dans l’aventure et de découvrir la descendance de leur héros, tandis que les néophytes découvriront les racines d’une série mythique. Car oui, le pari est bel et bien réussi et Square Enix a réussi à faire du neuf avec du vieux. Oubliez Dragon Quest 1+2+3 Collection, le portage de la trilogie avec sa 2D trop nette, lissée, issue des versions mobiles peu flatteuses et délectez-vous de ce nouveau cru issu de la Team Asano à qui l’on doit notamment les Octopath Traveler.

Si vous n’avez pas peur de plonger dans un trip rétro et de découvrir les racines du J-RPG, vous apprécierez sans aucun doute ce titre de Square Enix.
Un vent de nostalgie souffle sur ces deux aventures, et les fans de la série devraient retrouver le plaisir qu’ils ont éprouvé à refaire les remakes des épisodes 4, 5 et 6 sortis sur Nintendo DS.

DRAGON QUEST I & II HD-2D Remake propose deux aventures en une seule cartouche qui saura vous faire patienter, à n’en point douter, jusqu’à la sortie de l’épisode VII en version Reimagined. Peut-être aurons-nous l’occasion de vous en reparler, qui sait ???

Dragon Quest I & II HD-2D Remake cover

Dragon Quest I & II HD-2D Remake

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Plateformes :
  • Xbox Series X|S - 2025
  • Nintendo Switch 2 - 2025
  • PC (Microsoft Windows) - 2025
  • PlayStation 5 - 2025
  • Nintendo Switch - 2025

DRAGON QUEST I & II HD-2D

0.00
7.8

Note

7.8/10

POINTS POSITIFS

  • Deux remakes réussis de jeux mythiques
  • L’aspect visuel agréable
  • La personnalisation des options
  • L’humour et la présence de chats
  • La traduction, les doublages et les musiques

POINTS NÉGATIFS

  • Des histoires (un peu trop) classiques
  • Un certain manque de profondeur
  • Réservé aux amateurs du genre
  • Manque de bonus tels que art concept, sound test et illustrations
  • Incite à se procurer le 3e épisode si vous ne l’avez pas
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yancha

Rédacteur avec pas mal d'XP au compteur ayant grandi avec les bornes d'arcades à l'ère 8 et 16 bits.

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