JUJUTSU KAISEN

Les animés continuent de dominer les salles de cinéma ! Après l’énorme succès du film Demon Slayer en 2025, qui a une nouvelle fois confirmé la puissance de l’œuvre de Koyoharu Gotouge au cinéma, le public se passionne plus que jamais pour les adaptations de mangas sur grand écran. Entre animations léchées, émotions amplifiées et ambiance unique en salle, l’expérience anime-ciné n’a jamais été aussi populaire. Et pour finir l’année en beauté, c’est au tour de Jujutsu Kaisen de revenir au cinéma. Le film Jujutsu Kaisen : Execution propose un récapitulatif de la saison 2 et adapte deux épisodes de la saison 3, histoire de faire monter la hype avant la suite de l’anime signé Gege Akutami et animé par MAPPA.

Mais alors… est-ce que cette nouvelle sortie mérite vraiment votre ticket ? On vous donne notre avis après avoir vu le film au cinéma et grâce à l’envoie d’un lien par Crunchyroll. Evidemment, sans le moindre spoiler ! 

Jujutsu Kaisen : une œuvre hors du commun

© Gege Akutami/Shueisha, JUJUTSU KAISEN Project

Jujutsu Kaisen, c’est plus qu’un simple manga : c’est un véritable raz-de-marée dans la culture pop moderne. Signé Gege Akutami, l’oeuvre a vu le jour dans le Weekly Shōnen Jump le 5 mars 2018, et s’est achevé le 30 septembre 2024, après 6 ans et demi de combats épiques, de sorts maléfiques et de rebondissements. La série se déploie sur 30 tomes qui ont su captiver le monde entier.

Akutami, déjà remarqué pour ses one-shots et la préquelle Jujutsu Kaisen 0 (vendue plus tard en film), a su imposer un univers sombre mêlant horror, dark fantasy et action intense.

Quand la version papier et numérique cumulées dépasse les 100 millions de copies en circulation, ça ne passe pas inaperçu. C’est ce qu’a annoncé l’éditeur en octobre 2024, au moment de la fin de la série — un chiffre colossal, qui place Jujutsu Kaisen aux côtés des légendes du manga.

Même après la fin officielle, la popularité ne s’effondre pas : en 2025, Jujutsu Kaisen reste l’un des mangas les plus vendus, illustrant l’attachement durable des fans et l’impact culturel de l’œuvre.

La série n’a pas seulement cartonné en vente, elle a aussi reçu l’amour de la critique et des fans. Grâce à ses adaptations animées par MAPPA, à son ambiance unique et à ses combats stylés, Jujutsu Kaisen s’est imposé comme un mastodonte du manga/anime moderne.

Mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Le 8 septembre 2025 marque le lancement de Jujutsu Kaisen (Modulo), un spin-off officiel écrit par Gege Akutami et dessiné par Yūji Iwasaki, dans Weekly Shōnen Jump. Il se déroule environ 68 ans après les événements de la série principale ; un pari audacieux qui ouvre le champ à de nouveaux sorciers, de nouvelles menaces, et un univers étendu à l’international.

Accompagné d’un format “court” (quelques mois, 2–3 volumes projetés), ce retour prouve qu’au-delà du succès commercial, l’univers reste vivant et que les fans auront encore de quoi s’enthousiasmer.

Un récap’ qui remet les pendules à l’heure

© Gege Akutami/Shueisha, JUJUTSU KAISEN Project

Le film ouvre immédiatement le bal avec un condensé survitaminé de la saison 2, et surtout de l’arc du Drame de Shibuya. On parle ici d’environ 40 à 45 minutes de montage nerveux, pensé pour rattraper les spectateurs et relancer la machine à émotions. MAPPA tranche dans le vif : certaines scènes cultes sont raccourcies comme c’est le cas pour les combats entre Sukuna vs Jogo ou Sukuna vs Makora, moments mythiques du manga de Gege Akutami; mais l’ensemble, le film Jujutsu Kaisen : Execution garde assez de punch pour nous replonger dans la folie de 2019 (année où l’arc est sorti sur papier).

Le tout est rythmé par les musiques iconiques de la saison 2, dont l’ending et l’opening “Special” signé King Gnu. Les thèmes de combat, toujours composés par Yoshimasa Terui, reviennent en force : cordes stridentes, basses étouffées, nappes électroniques… tout ce qui fait le “son JJK”.

Côté ambiance, on suit avec une vraie pointe d’empathie un Yuuji Itadori brisé par les événements. Son impuissance, son choc face aux morts de ses camarades, son incapacité à empêcher Sukuna de ravager Shibuya et son impuissanc eface aux événements… tout est intact. Le montage insiste d’ailleurs sur les terribles événements de Shibuya, ce qui peut diviser : certains regretteront que les moments-clés ne soient pas intégralement réanimés (par exemple l’intégralité du combat de Makora et Sukuna ou encore celui de Yuuji et Mahito), tandis que d’autres apprécieront la dose de nostalgie, l’effet “mémoire collective” de la franchise.

Ce récap’ donne envie d’aller se refaire la saison 2 sur Crunchyroll pour revivre les scènes complètes, preuve qu’il remplit sa mission : rappeler à quel point Jujutsu Kaisen a frappé fort.

Une saison 3 qui démarre à pleine puissance

© Gege Akutami/Shueisha, JUJUTSU KAISEN Project

Puis viennent enfin les deux premiers épisodes de la saison 3, cœur véritable du film. Et là, pas de chauffe : ça démarre plein gaz.

On retrouve un Yuuji meurtri, refusant de retourner à l’école, accompagné d’un allié désormais essentiel : Choso, son “frère” par la génétique de Kenjaku. L’ambiance est immédiatement plus sombre : Shibuya est en ruines, Gojo reste scellé dans la la lLisière du Supplice, et le monde est envahi par les fléaux libérés lors du chaos.

Petit rappel : Kenjaku, l’antagoniste principal depuis l’arc préquel, manipule le cadavre de Suguru Geto depuis 2017 dans le canon, et son plan vise à pousser l’Énergie Occulte à son paroxysme pour créer une humanité entièrement métamorphosée. Le film rappelle clairement cette idéologie apocalyptique.

Les combats de ces deux épisodes sont d’une nervosité impressionnante. MAPPA met le paquet sur les impacts, les déplacements et la brutalité des coups. Yuuji montre d’ailleurs une montée en puissance perceptible, conséquence directe du nombre de doigts de Sukuna qu’il a été forcé d’ingérer (15 au total pendant la série principale).

La tonalité générale évoque les débuts d’un monde en ruine : rues désertes, néons cassés, plans flou par moments… l’apocalypse version Jujutsu Kaisen. Et plus les minutes passent, plus on comprend que Yuuji ne pourra pas s’en sortir seul. Le film prépare déjà les retours et les alliances attendues pour la suite.

Une direction artistique qui met une claque visuelle

© Gege Akutami/Shueisha, JUJUTSU KAISEN Project

Là où MAPPA continue d’impressionner, c’est dans la direction artistique. Depuis la saison 1, le studio a imposé une identité forte : vitesse folle, effets de distorsion, compositions dynamiques où les corps semblent se déchirer dans l’espace, comme pour matérialiser la puissance des sorts.

La saison 2 avait déjà fixé un nouveau standard : les combats de Sukuna vs Makora, dirigés par des animateurs hors pair, avaient fait un bruit monstrueux sur les réseaux au point d’atteindre plusieurs millions de vues en extraits. MAPPA avait d’ailleurs reconnu publiquement des délais intenables sur cette saison, un problème malheureusement récurrent dans la production actuelle. On avait probablement atteint là un véritable point de non-retour en termes de qualité visuelle… même si, malheureusement, plusieurs animateurs avaient dénoncé des conditions de travail extrêmement difficiles durant la production de la saison.

Ici, pour l’ouverture de la saison 3, le studio renoue avec cette virtuosité, mais avec un ton plus sombre. Les couleurs jouent beaucoup : le rouge et le violet, symboles de la violence de l’histoire et du chaos ambiant qui dominent l’écran. L’atmosphère est plus lourde, plus désespérée… et parfaitement cohérente avec l’arc à venir : La Traque Mortelle, l’un des arcs les plus acclamés du manga !

Le rendu global envoie du très lourd : animation fluide, mise en scène nerveuse, bande-son millimétrée… le tout enveloppé d’une noirceur qui colle parfaitement à l’état psychologique de Yuuji. En sortant de la salle, on n’a qu’une seule envie : se refaire toute la série histoire de patienter jusqu’à l’arrivée de la saison 3, prévue pour le 8 janvier.

Conclusion

Jujutsu Kaisen : Exécution frappe exactement là où on l’attendait. Le film réussit à relancer la hype autour de la saison 3 tout en offrant un pont efficace entre le drame de Shibuya et la nouvelle ère qui s’ouvre pour Yuuji : La traque Mortelle. MAPPA livre une réalisation sombre, nerveuse, presque suffocante, qui colle parfaitement à l’état émotionnel du héros. Malgré un récapitulatif forcément amputé de plusieurs scènes cultes, le rythme ne faiblit jamais, et les deux premiers épisodes de la saison 3 imposent immédiatement le ton : brutal, désespéré, mais terriblement stylé.

En sortant de la salle, on retrouve ce sentiment étrange typique de Jujutsu Kaisen : la sensation d’avoir pris une claque, mais d’en vouloir une autre. Le film ne révolutionne pas l’œuvre, mais il pose brillamment les fondations d’un arc qui s’annonce apocalyptique. Bref : une mise en bouche efficace, sombre, et motivante pour le retour officiel de la série le 8 janvier.

*Critique réalisée grâce à l’envoi d’un lien presse par Crunchyroll !

Jujutsu Kaisen : Execution

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8.8

Note

8.8/10

POINTS POSITIFS

  • L'animation toujours aussi fulgurante de MAPPA
  • Ambiance ultra sombre réussie
  • Les musiques toujours aussi marquantes
  • Les deux épisodes de saison 3 solides et prometteurs

POINTS NÉGATIFS

  • Récapitulatif un peu trop condensé
  • On cherche encore...
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justemr

Fan de jeux vidéo et d'animation japonaise depuis mon enfance, j’espère partager ma passion avec tous les curieux.

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