Après une attente interminable de près d’un an, Blue Lock fait enfin son grand retour avec le premier épisode de la très attendue saison 2. Pour les fans de l’anime, cette nouvelle saison marque la suite directe de l’intense bataille footballistique que nous avons quittée à la fin de la saison 1. Souvenez-vous : Isagi Yoichi venait de se qualifier pour continuer le Blue Lock, le tout orchestré par l’excentrique et calculateur Ego Jinpachi. Le programme Blue Lock, conçu pour forger l’attaquant le plus égoïste du Japon, est loin d’être terminé, et la nouvelle saison promet de pousser les limites de nos jeunes joueurs encore plus loin. Mais alors, que vaut ce premier épisode produit par Kodansha, Bandai Namco Filmworks et Crunchyroll ? GeekNPlay vous dévoile tout dans cette critique, après avoir visionné l’anime sur Crunchyroll.
Une saison 2 pour prouver l’efficacité du Blue Lock
Dès les premières secondes de cet épisode, l’ambiance est posée : de nouveaux défis, de nouveaux visages familiers, et un souffle de compétition toujours plus intense. On retrouve Isagi Yoichi, plus déterminé que jamais à gravir les échelons pour devenir l’attaquant numéro 1, mais avec la pression des nouvelles alliances, rivalités, et surtout la présence des meilleurs joueurs à ses cotés. La première saison regorgeait déjà de tension et d’adrénaline, mais ce premier épisode de la saison 2 prouve que le programme Blue Lock entame à peine son ascension vers une brutalité tactique et psychologique encore plus intense.
Pour ceux qui l’auraient manqué, début juin, Blue Lock a également dévoilé un film centré sur l’histoire de Nagi, l’adversaire redoutable d’Isagi. Ce personnage, véritable mélange entre génie du football et fainéant de première, est accompagné de son ami d’enfance Reo. Le film retrace le parcours de Nagi, de son enfance à son évolution en tant que joueur. Au fil de l’histoire, on découvre comment son envie de gagner et de briller sur le terrain a pris le dessus sur son amitié avec Reo. Là où autrefois ils avançaient main dans la main, désormais, chacun poursuit son objectif de son côté.
On revit exactement les mêmes épreuves qu’Isagi, mais avec quelques images inédites, notamment un aperçu de la saison 2 qui tease la confrontation des membres du Blue Lock face à l’équipe U20 du Japon. Ce teaser nous avait bien tenu en haleine en révélant également un aperçu du possible 11 de départ de Blue Lock. Une question clé se pose alors : comment ces joueurs, tous des attaquants, vont-ils réussir à accomplir une telle épreuve collective ? Le premier épisode pose les bases de ce qui pourrait être la clé pour résoudre ce fameux dilemme, et comme on peut s’y attendre, la solution ne sera pas aussi simple que beaucoup le pensent.
On se souvient tous du match du Japon lors de la Coupe du Monde 2022, avec leur victoire retentissante contre l’Allemagne, couronnée championne du monde en 2014. Après cette victoire, nombreux sont ceux qui ont clamé ce qui était pour les fans de Blue Lock une évidence : « Le Blue Lock existe ! ». Mais ce qui était vraiment captivant dans cette formation japonaise, c’était cette impression, brillamment retranscrite dans l’anime : chaque joueur, qu’il soit milieu ou défenseur, jouait comme un attaquant. Un plan de jeu qui résonne avec l’esprit du manga, et qui met en avant le dépassement de fonction des joueurs sur le terrain. Selon Ego Jinpachi, le directeur du projet Blue Lock, c’est cette approche unique qui pourrait bien être la seule chance de victoire face à l’équipe U20 du Japon.
Des 5v5 pour intégrer l’équipe finale : un défi de taille dans Blue Lock
Blue Lock n’est pas juste un anime de foot classique, mais plutôt un véritable battle royal où le football sert de terrain d’épreuve. Pour progresser, les joueurs comme Isagi, Nagi, ou encore Baro doivent prouver qu’ils méritent leur place. C’est exactement ce que met en scène ce premier épisode de la saison 2. Les joueurs restants ne sont plus qu’une trentaine, et pour déterminer qui fera partie du 11 de départ, ils devront se battre dans des matchs en 5v5. Mais attention, ce n’est pas si simple !
Dans chaque équipe, Ego, toujours aussi stratège, a sélectionné les six meilleurs joueurs du Blue Lock et les a associés en binôme. Ces binômes, souvent opposés en termes de personnalité (et arborant des coiffures aussi extravagantes que leurs caractères), sont accompagnés de trois autres joueurs moins bien classés pour former des équipes équilibrées. Le but ? Pour les meilleurs, conserver leur place dans le 11 de départ. Pour les autres, montrer qu’ils ont le potentiel de déloger ces cracks et, comme dans la saison 1, libérer le « monstre » en eux pour convaincre Ego qu’ils méritent d’intégrer l’équipe principale.
C’est une mission difficile, surtout pour des joueurs comme Isagi qui n’ont pas été sélectionnés parmi les six meilleurs. Ces six élus sont Itoshi Rin, dont le frère joue dans l’U20 (et que l’on aperçoit au coté de soon frère dès les premières secondes de l’épisode), Shidou Ryusei, Karasu Tabito, Otoya Eita, Yukimiya Kenyu, et enfin, celui que tout le monde attendait après le film centré sur lui : Nagi Seishiro.
Voici donc les six stars que les autres devront tenter de détrôner. Si pour l’instant, on a à peine entrevu leur chara-design et quelques bribes de leur personnalité, on espère en découvrir bien plus sur leurs capacités au fur et à mesure des prochains épisodes. Le suspense est à son comble, et Blue Lock promet de monter en puissance pour le reste de la saison !
Une animation qu’on attend au tournant malgré de nombreuses réticences
Avec cette saison 2 de Blue Lock, l’attente était grande, mais l’animation semble déjà susciter quelques doutes. Ce premier épisode pose les bases de la saison en termes de battle royale, mais l’animation des joueurs ne s’est pas encore pleinement dévoilée. En effet, si l’on se laisse emporter par l’intensité de l’histoire et les enjeux qui se dessinent, force est de constater que la qualité visuelle pourrait poser problème. Lors des derniers matchs de la saison 1, on remarque une tendance à privilégier les visages des personnages et leurs expressions faciales au détriment de la fluidité des mouvements et des actions sur le terrain.
Cette approche, bien que séduisante en termes d’émotion, peut créer une dissonance dans l’ambiance footballistique que l’on attend de cet anime. Les matchs, qui devraient être dynamiques et palpitants, pourraient souffrir d’un manque de rythme, laissant les spectateurs sur leur faim. Les ralentis et les gros plans sur les protagonistes sont certes importants pour capter l’intensité des moments clés, mais pas au point d’oublier l’essence même du football.
Il est donc crucial d’avoir un équilibre entre l’expression des émotions des personnages et la représentation dynamique du jeu. Les fans de Blue Lock veulent ressentir la montée d’adrénaline des matchs, et si l’animation se contente de montrer des visages grimaciers sans retranscrire la fluidité des mouvements, cela pourrait rapidement frustrer une communauté exigeante. Reste à voir si la saison saura rectifier le tir pour offrir une expérience visuelle à la hauteur des attentes.
Conclusion
En somme, cette saison 2 de Blue Lock démarre sur des bases prometteuses avec un premier épisode qui pose les bases de sa saison avec des nouveaux personnages qui sauront nous faire vibrer durant ces 14 épisodes, mais l’animation soulève des interrogations. Si la profondeur émotionnelle des personnages est essentielle, il est tout aussi crucial de capturer la dynamique du football. Les fans de foot et de battle royale espèrent voir un équilibre harmonieux entre expression faciale et fluidité des actions sur le terrain. La suite nous dira si cette saison saura relever le défi et offrir une expérience visuelle aussi captivante.
*Critique réalisé grâce à un lien Crunchyroll


